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dimanche, avril 29, 2012

Japon un an après : 8 regards sur le drame (les autres histoires)

Cet artcile va être consacré aux sept autres histoires courtes du recueil : Japon un an après : 8 regards sur le drame.


Vivre

Le scénario de cette histoire a été écrit par Kaede et les dessins sont de Mimu Hinita. Kaigaku Tou a quant à lui fait le logo et la calligraphie.

L'histoire commence le 17 avril 2011 sur une autouroute pour aller vers Hiroshima.

Le personnage principal de cette histoire est Satoshi. On assiste à l'installation de ce dernier et de sa famille dans leur nouvelle maison, ce qui pour moi est un symbole du renouveau après le drame. Ils viennent de Fukushima et ont donc été victimes de la catastrophe nucléaire. C'est suite à cela qu'ils ont déménagé pour construire un futur. On vit un vrai drame familial. On comprend mieux toute l'ampleur de la catastrophe, ce qu'ont vécu et ressenti les personnes.

Le dessin a un style beaucoup plus "manga" que dans la précédente histoire. Cependant, les illustrations demeurent belles. On reconnaît un style un peu shojo dans les traits de crayon.

Je trouve que l'histoire est un peu molle et traîne parfois en longueur. Cette histoire a une atmosphère lourde ; de ce fait, on se sent mal à l'aise comme le héros ce qui nous fait ressentir toute sa douleur.

Une question importante est soulevée à la fin de l'histoire, c'est comment aider au mieux les victimes des catastrophes, je trouve que c'est une très bonne question qui conduit à une vraie réflexion sur ce qu'il reste à faire au Japon et sur l'aide dont les victimes ont besoin.

On ne sent pas beaucoup d'espoir dans cette histoire mais plutôt du désespoir.






La survivante

Ceci est le titre de la troisième histoire de ce recueil. Son scénario est de Yasmine et les illustrations de Ken Takahashi.

L'histoire se déroule à Sendai et se base sur la découverte des ruines de Sendai par une jeune fille (celle qui figure sur la couverture du recueil).
L'héroïne est triste et désespérée. On ressent vraiment tout cela comme si on était à sa place. Elle se pose tout un tas de questions car elle est en état de choc. Elle se sent même coupable d'être en vie et elle se demande pourquoi elle est la seule survivante. Tous ses sentiments sont réalistes et on s'identifie parfaitement à elle car on ressentirait à peu près la même chose dans la même situation.
Le paysage montre des ruines ; en effet tout a été ravagé : c'est le symbole de la désolation et du désastre.

Je n'aime pas trop les illustrations que je trouve un peu trop simplistes à mon goût.

Cette histoire est celle qui est la plus mise en avant dans le recueil car elle est vraiment tragique et on ressent tout de suite toute l'intensité du drame causé par les catastrophes.
L'atmosphère est angoissante et chargée de peur. Cela est transmis par les illustrations et les pensées de l'héroïne.
La disposition est la suivante : une illustration après une pensée. Ainsi, on voit dans la première case ce qu'elle voit puis dans la seconde ce qu'elle pense, cela rajoute un côté réaliste et dramatique.






C'est ton tour, Gaichi

Voici la quatrième histoire écrite et dessinée par Fuji Ma-Yu.

C'est l'histoire d'une troupe de théâtre. Les personanges principaux sont Gaichi et Takehachi. Gaichi est un vendeur d'assurance qui joue des rôles féminins dans les pièces de théâtre. A la fin, on voit que toute cette histoire n'est qu'un souvenir de la vie des personanges avant la catastrophe.

Le style graphique est le même que celui utilisé dans les shojos.

Il y a beaucoup de texte, ce qui parfois rend la lecture pas très agréable.

Cette histoire est originale et se démarque des autres. On se croirait dans un shojo avec une trame basée sur la romance. Cela adoucit le côté dramatique de la situation.





Un centenaire à Fukushima

Le scénario est de Dayhne Binatai et les illustrations sont de Yudai.

Cette histoire se déroule en mars 2011, le jour de l'anniversaire du personnage principal qui est Akito Okada. On veut le faire évacuer de chez lui mais il refuse car c'est toute sa vie qui est présente dans cette maison.

Le style graphique est très soigné, détaillé et réaliste. Le trait est fin. J'aime beaucoup ce style.

Les cases sont sobres et claires avec peu de texte ce qui est agréable.

C'est un récit très émouvant et c'est un de mes préférés. Il est très réaliste et on fait référence à des événements réels, ce qui rajoute une pointe de réalisme. On apprend beaucoup de choses sur l'histoire du Japon, j'ai beaucoup apprécié cela.







Le cercle des liens

Voici la sixième histoire de ce recueil. Yoshiha Kono en a fait le scénario et Megumi Asada en a fait les illustrations.

Sota qui est un petit enfant est le personange principal. Il prie sur la tombe de sa mère lors du tremblement de terre. Ce dernier se remémore les derniers instants avec sa mère.
Sota veut absolument récupérer le collier de sa mère. Elle a donné cela en souvenir d'elle. Son père cherche  Sota et on ressent toute la panique ainsi que la peur de ce dernier qui ne trouve pas son fils. On réagirait comme lui. A la fin, Sota se reconcilie avec son père. Le père de Sota donne un collier identique à celui que la mère de Sota avait donné à son fils.

Je n'aime pas trop les dessins.
Il n'y a pas trop de texte ce qui facilite la lecture : c'est donc appréciable.

On sent l'espoir renaître à la fin de l'histoire. Cette dernière est émouvante et touchante, j'ai apprécié la lire. On voit aussi les ravages causé par le tremblement de terre.



Le symbole de la reconstruction

Tetsuya Kawaichi est l'auteur et l'illustrateur de cette septième histoire.

L'histoire se déroule à l'aéroport de Sendai. Elle commence avec le drame et finit avec la reconstruction. Cette histoire est très réaliste avec la description de faits réels. On apprend ainsi comment s'est passée cette reconstruction, cela m'a beaucoup plu. On suit cela à travers la vie d'un ouvrier ce qui rajoute un côté réaliste.

Les illustrations sont moyennes à mon goût.

A travers les personnages et l'histoire, on se rend compte des difficultés que rencontre la Japon pour se redresser. Cet aéoroport est le symbole de la reconstruction, du renouveau et donc une lueur d'espoir. C'est une belle histoire assez réaliste que j'ai beacoup aimé.




Un otaku à Sendai

Il s'agit ici de la huitième et dernière histoire du recueil. Le scénario est de Glou et la dessinatrice est Amane Asamagi.

C'est l'histoire d'un jeune homme qui aime les sentais et qui se trouve à Sendai lors du tremblement de terre.
Ryuji (c'est son nom) est avec quatre des ses amis lorsque se produit le tremblement de terre. Après cela, il se prend pour un héros de sentai et se met à aider le plus possible pour la reconstruction et le sauvetage des personnes. C'est un très beau symbole de courage et d'espoir.

Les illustrations sont belles et j'aime beaucoup ce style.

Le fait qu'il n'y ait pas trop de texte est appréciable, cela évite que les cases  soient surchargées ; ainsi, la lecture est plus fluide et agréable.

Cette histoire est mignonne et remplie d'espoir.
J'ai beaucoup aimé.

On finit le recueil sur l'espoir, le courage et la reconstruction. On passe ainsi du drame au renouveau. C'est une fin logique et pleine de positivisme. J'aime beaucoup.


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