Archive for 08/02/12

jeudi, août 02, 2012

Interview de Dayhne Binatai et de David Glou lors de la Japan Expo

Lors de la Japan Expo, j'ai pu interviewer deux scénaristes de l'ouvrage : Japon un an après : 8 regards sur le drame.
Les deux scénaristes sont : David Glou ( auteur d'Un otaku à Sendai ) et Dayhne Binatai ( auteur d'Un centenaire de Fukuushima ).

















- Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis le scénariste de l'histoire : Un centenaire à Fukushima du recueil Japon un an après : 8 regards sur le drame. Avant j'étais scénariste pour un recueil périodique : Akiba.
David Glou est le chef de projet qui gère tout. Il a géré les tensions et les égos. Il a rencontré Raphaël Pennes de Kazé. Tous les deux avaient un projet similaire : venir en aide au Japon. Chacun avait sa vision. Puis les deux idées ont été mélangées. C'est devenu Japon un an après : 8 regards sur le drame.

- David pouvez-vous présenter le projet et comment c'est passé le travail de collaboration ?

Le projet était de faire quelque chose où les japonais pourraient s'exprimer. On voulait se démarquer des projets fait pour le Japon par les occidentaux qui sont souvent orientés sur des interprétations. On avait pas accés aux informations de première main ni aux impressions. L'intérêt a été porté sur le côté psychologique. Raphaël voulait créer 8 histoires différentes sur le sujet du tremblement de terre.

- Pourquoi le chiffre 8 ?

Faute de place sinon on aurait fait plus. 8 est un bon chiffre, cela représente l'infini. Il y a eu la catastrophe mais la vie continue après.

- Pourquoi avoir choisi ces auteurs ?

Suite à la présentation des synopsis. Raphaël et moi ( David ), les auteurs et les dessinateurs japonais on a présenté des choses. On ( David et Dayhne ) s'est rajouté sur les dessinateurs n'ayant pas d'histoire. Il fallait que les projets ne se ressemblent pas trop. Il fallait une certaine homogénéité. Les dessinateurs et les auteurs ont fait plusieurs propositions dont certaines ont été acceptées.
Le développement du synopsis et du scénario s'est fait très rapidement. Entre 24 et 48 heures.
Dès que l'on a eu le feu vert de chez Kazé on a envoyé des contrats au japonais et on a rencontré les artistes.
Je ( David ) suis parti le 15 décembre et je suis revenu le 2 janvier. Je me suis occupé du travail sur le scénario et Raphaël du côté éditorial et technique.
Tomoko Kumada était la traductrice et s'occupait des auteurs.
On a dû réinterpréter des scénaris. Il ne fallait pas trop modifier ce qui avait été validé.
Tout était prêt en février.
Les japonais étaient très soucieux de savoir sur quelle page allait commencer l'histoire. Il fallait qu'elle commence sur celle de droite et non de gauche.
Le recueil est sorti un peu avant le salon du livre où le Japon était à l'honneur.

- La collaboration fut-elle facile ?

On a eu des problèmes, on en a toujours mais c'était des petits. Le problème fut surtout d'ordre culturel. On a trouvé des compromis. De ce fait, certaines pages se sont retrouvées bien meilleures finalement. On a eu des problèmes d'interprétation aussi. Il y a eu aussi des problèmes d'ordre générique par rapport aux personnages. Les japonais dessinent de façon abstraite les personnages.

- Dayhne pouvez-vous nous parler de votre histoire ?

J'ai écri Un centenaire de Fukushima. Chacun a eu sa position. Je ne voulais pas entrer dans les émotions. Je n'ai pas vécu cela et je ne voulais pas surenchérir. Je voulais parler du pays et du fait que c'était pas la première catastrophe. Il y a un après. Malgré la catastrophe, ils se relèvent. Le centenaire fête ses 100 ans le jour du séisme. On part de sa naissance jusqu'à ce jour là.
On voit une vie jalonnée de moments de plaisir, de catastrophes et de moments normaux. On voit la guerre, la famille et le travail.
Il a vu le Japon pendant 100 ans, il relativise.

- Que pensez-vous du rendu final ?

Ce ne sont pas les auteurs qui ont choisi les dessinateurs. C'est l'éditorial qui a fait le choix des binômes. Pas pour tous.
Il y a eu des débats. J'avais fait un truc plus fouillé moins centré sur le personnage. Je parlais plus de références culturelles.
Le dessinateur a dit que certaines choses étaient trop lointaines ou trop cliniques et il me l'a fait remarquer.J'ai fait des concessions et j'ai retranscrit avec des parcelles plus intimistes comme le mariage. Cela amène quelque chose. Le projet n'est pas comme je l'avais imaginé. Il n'est ni meilleur ni pire mais différent au final. Je suis à cent pour cent derrière.
David :
L'ensemble des propositions des histoires et des descriptifs étaient précis. Certains ont décidé à la dernière seconde de changer certaines choses. Cela posait problème. Mon dessinateur pour Un otaku à Sendai a changé des trucs. Il partait du principe que le public japonais ne comprendrait pas certaines choses. Problème car la première lecture se fera en France donc il faut surtout que les français comprennent ce qui se passe donc j'ai retouché des dialogues.
Je voulais faire quelque chose de plus léger par rapport au reste qui était plutôt lourd. Pour un public plus jeune.

- David êtes-vous prêt à refaire appel à ces artistes ?

D'autres artistes aussi car certains voulaient participer mais ne pouvaient pas car ils étaient pris avec leur contrat dans d'autres publications.
Un Japon 2 ans plus tard aucun problème.
Pour une cause à laquelle on croit aucun problème ou d'autres choses.
Le fait de participer c'est notre façon de contribuer car c'est ce que l'on sait faire.
A côté de cela on a plein d'histoires.
On n'essaye pas de devenir des ambassadeurs du pathos.
C'est bien de faire des trucs fun et de temps en temps quelque chose de plus posé.

- Quelle est votre hsitoire préférée ?

David :
Un centenaire à Fukushima et La survivante. Le scénario de La survivante m'a laissé sans voix. C'est déprimant mais c'est très bien mené. La manière dont le dessinateur s'est approprié en changeant que quelques petites choses de narration est incroyable. C'est fascinant.

Dayhne :
Celle de Yasmine. C'est pas pour rien si elle a servi de couverture. C'est celle où il y a eu le moins de débats et le plus de rendu.
J'aime beaucoup l'histoire de l'écolier qui n'arrive pas à parler et celle d'Un otaku à Sendai.

- David d'où vous est venue l'idée pour votre histoire ?

Je voulais quelque chose de plus léger. La pop culture sentai. Je reste dans une sorte de tradition ( il est Glomanchu dans France Five ). C'est une grande partie de la pop culture japonaise. C'est le super-héros japonais. Je ne trouvais pas cela intelligent que de faire un vrai truc de sentai. On voulait une fiction réaliste. J'ai croisé plusieurs fois des cosplayers se ballandant comme ça dans la rue. Je voulais fair eune histoire là-dessus. L'otaku à première vue on se moque de lui et on sympathise au fur et à mesure.Il doit devenir un héros car il porte un symbole.


Je tiens à remercier Dayhne Binatai et David Glou pour leur gentillesse et le temps qu'ils m'ont accordé.

jeudi, août 02, 2012

Cobra the space pirate Salamandar partie 2

Fiche thecnique

Cobra the space pirate Salamandar partie 2 est un shônen écrit et illustré par Buichi Terasawa. Il est édité par Taifu Comics. Il est sorti le 9 février 2012. Il s'agit d'une réédition pour les 33 ans de Cobra.
En France comme au Japon cette partie est terminée avec deux tomes.
Des animés et des OAV existent pour cette série.
Ce manga comporte 180 pages pour un prix de 13,99 euros.
Il est déconseillé aux moins de 12 ans.










Résumé

Cobra apprend qu'un grand rassemblement de la Guilde va avoir lieu et que Salamandar sera présent. Il décide donc de se rendre incognito au casino spatial de la ligue, mais les choses ne se passent pas aussi facilement que prévu... Cobra doit affronter le redoutable Gatanga durant un match de catch truqué ! Réussissant un véritable coup de force en s'assurant la victoire, Cobra en profite pour éliminer Salamandar... Enfin le croit-il, car quelque temps plus tard, il se rend compte que ce dernier est toujours en vie ! La chasse à l'ennemi reprend de plus belle !!

Avis

Cette deuxième partie est vraiment spectaculaire et survatiminée. C'est de l'action à l'état pur avec une petite point d'humour. J'ai adoré.

Le scénario est vraiment bien ficelé avec une bonne dose d'action et de sacrés rebondissements. J'aime beaucoup les retournements de situations qui sont nombreux ici et ils surprennent vraiment. L'action est omniprésente et vraiment intéressante. Les combats comme l'intrigue sont passionnants et on est pris dans la lecture sans pouvoir décrocher.

On est littéralement plongé dans cet univers fantastique où seul les plus forts survivent. L'action nous submerge et on sent notre coeur battre à cent à l'heure au fil des pages. Tout va très vite et s'enchaîne très bien. C'est un vrai duel du bien contre le mal qui se déroule dans ce tome et on se rend compte que cela dépasse le cadre d'une simple vengeance pour mettre en jeu la sauvegarde de l'univers. Tout prend plus d'ampleur et d'intensité.

Cobra a toujours autant la classe et il paraît plus en forme que jamais. il comprend tout en un clin d'oeil et il se joue littéralement de ses adversaires. C'est un véritable héros avec un grand H, invincible et qui fait craquer toutes les femmes. Il paraît s'amuser de tout et être capable de vaincre n'importe quel adversaire. Il est le héros invulnérable qui répend le bien et défend la justice.

Les illustrations en couleur sont toujours aussi magnifiques et c'est tellement agréable que d'avoir le droit à des illustrations en couleur. Cela donne encore plus de charme à ce manga qui en possède déjà beaucoup. J'aime beaucoup.

L'édition est bien faite permettant une lecture fluide et agréable.

En conclusion ce second tome est excellent et conclue bien le premier tome. C'est encore un coup de coeur pour ce space pirate.

Scénario : 8/10
Illustrations : 8/10
Intérêt général : 10/10

Manga donné pour revue.

jeudi, août 02, 2012

Etat des Lieux

Fiche technique

Etat des lieux est écrit et illustré par Antonin Gallo. Il est publié par Amilova. Il a été édité en 2012. Il comporte 120 pages pour un prix de 9,90 euros.
















Résumé

"Je suis entré en douce dans l'enceinte du lycée où j'ai vu pour la dernière fois cette fille, afin de reconstituer le fil de mes souvenirs.
Afin d'y faire mon état des lieux."

Avis

C'est vraiment une belle histoire magnifiquement contée que nous propose là Amilova avec Etat des lieux. Tout est empreint de nostalgie, de tristesse et de douceur. C'est une atmosphère légère et à la fois remplie de sentiments que nous propose l'auteur. On est plongé dans son univers qui pourrait être le notre et on se prend au jeu des souvenirs. La lecture se fait facilement et agréablement. On se met facilement à la place de l'auteur qui est aussi le protagoniste principal.

On est comme dans un rêve éveillé et au fil de sa narration, on se replonge aussi dans nos souvenirs, notre enfance et nos regrets. C'est un sentiment donc de nostalgie qui nous envahit tout au long de la lecture et on se met vraiment à la place du héros. Ce n'est pas une mauvaise nostalgie car un sentiment de bien être et de légèreté nous accompagne tout au fil de la lecture donc cela est plaisant.

Tout est d'un réalisme tel que l'on se croirait dans la vie de tous les jours. L'auteur a su retranscrire avec exactitude ce que l'on peut ressentir quand on pense aux erreurs du passé. On se croirait dans un récit autobiographique. C'est vraiment bluffant.

Le héros n'a rien d'extraordinaire mais il est humain avec ses forces et ses faiblesses. C'est juste un homme et rien d'autre et cela fait du bien d'avoir des personnages comme cela, des personnes qui pourraient nous ressembler. On est ainsi plonger dans la réalité tout en se divertissant.

En même temps, on est contraint de réfléchir à travers la lecture. En effet, on réfléchit nous aussi à nos regrets et à nos erreurs et on se dit que la vie est trop courte et qu'il faut faire les choses tant que l'on peut les faire car après c'est trop tard. En même temps, on voit de l'espoir car à la fin on voit que rien n'est perdu.

Les illustrations sont magnifiques et très détaillées. C'est précis et net ainsi le réalisme et augmenté par le réalisme des illustrations. J'aime beaucoup, elles sont le reflet d'un grand talent.

L'édition est bien faite permettant une lecture fluide.

En conclusion, je recommande vivement la lecture des cette ouvrage qui est magnifque. C'est un coup de coeur.

Scénario : 6/10
Illustrations : 9/10
Intérêt général : 10/10

Ouvrage donné pour revue.

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