Archive for 02/18/13

lundi, février 18, 2013

Yokozuna : nouvelle licence chez Kana

En mai, les éditions Kana vont éditer une nouvelle série sur le sumo : Yokozuna. Il sera disponible dans la collection Made In.

Jérôme Hamon et Marc Van Straceele sont les auteurs de ce manga. C'est une série en deux tomes

Il s'agit d'une fiction inspirée d'un des plus grand sumo étranger.












Synopsis

Yokozuna est l'histoire de Chad, George Ha'aheo Rowan, le premier sumotori non-japonais à accéder au grade de yokozuna, le plus élevé dans la hiérarchie des sumos. On va suivre le parcours de ce jeune hawaïen qui va tout quitter, son île et sa famille, pour se consacrer à cet art martial typique de la culture japonaise. Ce qu'il ignore, c'est qu'il y a eu que 63 yokozunas dans toute l'histoire de ce sport, que tous sont japonais et que les 800 sumos du circuit professionnel partagent le même rêve que lui !   

Source : Kana

lundi, février 18, 2013

Interview d'Izu


Mercredi 30 janvier 2013 avait lieu au Manga Café V.2 une séance de dédicaces des auteurs de Lord of Chaos pour la sortie du tome de ce manga.

Cette séance a permis de voir en direct les performances d'illustrateur de Shonen qui a fait une dédicace sous forme d'illustration pour chaque personne. C'était un moment enrichissant et fort sympathique.










Lors de la séance de dédicaces au Manga Café V.2 d'Izu et de Shonen les auteurs du manga Lord of Chaos édité chez Pika, j'ai eu la chance de pouvoir interviewer le scénariste Izu.

- Quel a été votre parcours ?

Depuis le début des années 90, j'ai été dans le milieu du manga.  On faisait du fanzine, les premières conventions de Japanim en France. Après, j'ai travaillé dans le jeu vidéo. Puis j'ai été amené à travailler pours Les Humanoïdes Associés qui est une maison d'édition de bandes dessinées. Pour eux, j'ai fait pas mal de mangas. Après, je suis devenu scénariste. J'ai fait beaucoup de bandes dessinées. Je fais pas mal de mangas car c'est mon plaisir. C'est ma passion depuis que je suis tout jeune.

- Comment en êtes-vous arrivé à travailler avec Shonen  ?

Après B.B Project qui fut la première série de Shonen, on a eu envie de faire une série qui soit différente. On voulait que ce soit un seinen. On a donc travaillé dans un autre style, un autre genre d'univers.  On en est venu à travailler ensemble sur Omega Complex qui devait prendre ce que savait faire Shonen en tant que dessinateur de mangas avec une histoire plus réaliste et plus science-fiction. Après Les Humanoïdes Associés, on a été accroché par Pika et on a réussi à monter le projet Lord of Chaos qui est passé par plein d'étapes intermédiaires.

- D'où vous est venue l'idée du thème pour Lord of Chaos ?

Il y a plusieurs choses. La première,  c'est quand on a rencontré Pierre de Pika, l'idée était de faire quelque chose à la Bleach et qui se passe à Paris ou en tout cas en France. Très vite, on a cherché quel genre de pouvoirs on pourrait exploiter, et c'est là qu'on a sorti tout ce qui touche à la Kabbale, à la mystique juive, à la chrétienneté... Cela avait été utilisé dans des mangas des années 90 comme Angel Sanctuary. Cependant, là on l'exploite sous une autre forme. On creuse plus dans les textes apocalyptiques que l'on essaye de transformer pour que cela corresponde plus au style manga. Voilà comment la base du projet est née. L'idée c'était de faire une sorte de Bleach à paris pour le côté conceptuel de ce genre de mangas mélangé avec une touche de romance, ce qui est rare dans les mangas du même genre tout en ajoutant un peu d'humour comme on voit beaucoup dans les shônens de ce type là.

- Que pensez-vous justement des mangas de ce style là ?

Je sais que dans Bersek, il s'inspire pas mal de la Kabbale sauf que lui il le déguise. Dans tout les mangas, la plupart du temps les gens vont s'inspirer d'une mythologie. Les mythologies de types shinigamis ou asiatiques sont hyper exploitées logiquement dans le manga japonais. Maintenant la Kabbale qui est très particulière n'a pas été exploitée de cette manière-là. Dans Lord of Chaos, il y a pas mal de choses vraies enfin qui sont héritées de choses réalistes que l'on mélange avec des trucs purement fantasques et fictionnels. Le lecteur ne sait jamais ce qui est vrai ou faux par exemple le Leviathan es t une mythologie qui existe, mais l'origine que l'on en donne est imaginaire. C'est ce qui se fait effectivement dans énormément de mangas. On a choisi cette mythologie et on la prend d'une certaine manière. Dans X de Clamp, c'était l'apocalypse selon saint Jean, on n'est pas les premiers à prendre ce genre de thème et on ne sera pas les derniers.

- Cela a-t-il nécessité beaucoup de recherches ?

J'avais déjà fait un manga en 2010 qui s'appelait Crusades qui n'a aucun rapport mais qui parlait quand même de la Kabbale même si se n'était pas exploité pareil. Cela m'a permis d'avoir pas mal de renseignements et de documents sur le sujet. Après, il faut approfondir en fonction de l'histoire. Ce qui n'est pas évident à trouver c'est les descriptions de démons... Les noms et ce qu'ils font, on le sait. L'idée c'est de partir de leurs descriptions dans les livres et après Shonen, s'en inspire pour faire son design. On part toujours d'une base réelle. C'est transcrit de manière fantasque mais le fond est réel.

- Vous attendiez-vous à ce que même avant sa sortie, on parle autant de Lord of Chaos ?

Je pense que cela tient en deux choses : le travail de Shonen a été apprécié sur ses séries précédentes donc je pense que les gens étaient contents de le retrouver avec un nouveau titre et je pense que Pika a bien fait son travail. On en est très heureux et fiers.

- Pensez-vous que ce sera une série longue ou courte ?

C'est une série en arc. Là, il y a un arc de 4 tomes qui est donc un premier arc avec une pseudo fin mais qui s'ouvre évidement. C'est pas compliqué si ça continue, il y aura un deuxième puis un troisième arc et ainsi de suite. L'éditeur est super confiant. Cela dépendra de l'engouement des lecteurs. On est comme les mangakas japonais qui sont dépendants des lecteurs tout simplement. On a créé un univers relativement ouvert. Avec l'intrigue, on a au moins deux/ trois arcs d'avance. On sait que l'on peut l'arrêter relativement quand on veut et avoir une fin qui sera plaisante pour les lecteurs sans que se soit parachutée.

- En tant qu'auteur français de mangas, est-ce difficile de s'imposer face aux japonais ?

C'est pas pareil. C'est moins dur aujourd'hui, il y a cinq/six ans, c'était si c'est pas japonais par définition, ce n'est pas bien. Je pense que des titres comme  Dreamland qui sont des titres qui se sont très bien vendus et qui sont de qualité corrects ont  renversé l'image. Il n'y a plus le cliché de dire que c'est réservé aux japonais, si un bouquin est il est bien c'est tout. Maintenant, les lecteurs ont cette ouverture d'esprit et savent le reconnaître. Le mangaka français ne peut se contenter d'être moyen, il doit être bon sinon, il sera totalement noyé dans le flot de titres. En terme de dessins qui est déterminant surtout pour le tome 1 dans la volonté ou non d'acheter, il faut que le dessinateur soit au-dessus du lot. Les bons mangakas français se comptent sur les doigts d'une main.

Je tiens à remercier l'équipe du Manga Café et de Pika pour leur accueil. Je remercie également Izu pour sa gentillesse et le temps qu'il m'a accordé et je remercie Shonen également.

Voici ma chronique sur Lord of Chaos.

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