Archive for 04/03/13

mercredi, avril 03, 2013

Bande-annonce de Servamp - le vampire "no life" chez Doki-Doki


Voici la bande-annonce de Servamp - le vampire "no life", la nouvelle licence de chez Doki-Doki




Qu'en pensez-vous ?

mercredi, avril 03, 2013

Interview de Moonkey lors du Salon du Livre


Lors du Salon du Livre, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer et interviewer Moonkey, l'auteur de Necromancer qui est édité par Pika.

















Voici l'interview : 

- Quel a été votre Parcours ?

J'ai toujours aimé dessiner et faire de la bande dessinée. Je lisais de la bande dessinée, du comics et du manga. Je regardais Récré A2 et tout ça. Quand j'ai découvert une petite bande dessinée en noir et blanc : la manga, je me suis dit ça c'est vraiment le type de narration que je veux faire. J'ai vraiment persévéré dans cette voie là. Là, j'ai appris que c'est plutôt le sujet qui va m'indiquer quel type de narration je vais faire. Il y a des projets que je vois en manga d'autres en franco-belge ou en hybride. J'ai fait une école d'art graphique. C'est pas là que l'on apprend à faire du manga. Cela permet de s'ouvrir à d'autres disciplines. En 1997, je suis allé au Japon pour présenter ce que je faisais à l'époque. Deux éditeurs ont été intéressé : le Weekly Shônen Sunday qui m'ont expliqué comment il fallait faire au Japon et le Shônen Magazine qui organisait un concours pour les jeunes pré-auteurs. De retour en France un auteur voulut publier ce projet en franco-belge. J'ai été engagé chez Dybex car à l'époque il faisait encore du manga. Je m'occupais de la partie graphique de l'adaptation des mangas. J'ai fait aussi quelques illustrations pour des séries comme : Cowboy Bebop... Pika a ensuite sorti Shônen Collection et il cherché des auteurs français et c'est ainsi que je suis arrivé chez Pika avec en premier Dys qui possède 4 volumes et Necromancer . Entre les deux, j'ai fait aussi un manga pour le gouvernement belge avec comme thème la prévention contre la violence dans le couple. Il voulait un manga pour s'adresser aux jeunes.

- Pourquoi avoir choisi le style shônen ?

Necromancer, c'est vraiment le shônen que j'avais envie de dessiner. J'ai lu tellement de mangas et j'en lis encore qu'au bout d'un moment, j'ai eu envie de faire le mien aussi. Tout ce que j'avais envie de mettre dans un shônen, je l'ai mis dedans.

- D'où est venue l'inspiration pour Necromancer ?

Ce que j'avais déjà fait avec Dys, c'est que je voulais placé le lecteur français comme le lecteur japonais. Par exemple si quelqu'un qui habite Tokyo feuillette un manga sur Tokyo, il va reconnaître les quartiers, il y a ses références culturelles, j'ai voulu exactement faire la même chose pour les français donc je partais déjà avec une idée. L'idée m'est venue en 2005. J'ai laissé mûrir  Un héros qui a une malédiction, je trouvais cela assez intéressant. Lui il est un peu condamné et chacun veut l'utiliser à sas propres fins, lui il dit non "Je veux être maître de moi-même". Du coup, je suis parti sur cela. J'ai commencé à me documenter en lisant l'Apocalypse dans la Bible. Je suis parti sur le thème de la mort et de la vie. Au bout d'un moment, on a trop de documentations, il faut donc assimiler et redigérer  et le ressortir à sa sauce.

- Vous définiriez-vous comme mangaka ?

J'ai des idées pour des choses qui ne seraient pas purement "manga". Je me définis plus comme un auteur. En France, on a la chance aujourd'hui de pouvoir faire du manga, de la franco-belge ou d'autres choses. Etre purement mangaka, surtout maintenant qu'il y a Bakuman qui est sorti et que l'on voit, nous on n'est pas dans une structure éditoriale pareille. Les éditeurs agissent comme des éditeurs français, on est une nouvelle génération d'auteurs français qui avons lu des mangas. Nous faisons des choses qui ressemble à du manga mais ce n'est pas du manga japonais. On n'a pas d'assistants ou alors un ou deux. Le système éditorial est différent. Même si on est très rapide, on ne peut pas sortir aussi vite que les japonais.
Combien de temps vous faut-il pour publier un tome ?
Plus ou moins 8 mois. Je voudrais essayer de descendre à 6 mois pour essayer d'en sortir deux par an. Même si on s'habitue à dessiner le personnage pour aller de plus en plus vite et s'améliorer, en même temps le temps que l'on gagne parce que l'on s'est amélioré on le redonne pour donner quelque chose d'autre de plus beau et de plus riche. Au final, on prend toujours le même temps.

- Est-ce dur de trouver sa place dans le monde du manga ?

Aujourd'hui, c'est beaucoup plus dur. Pour ma part cela fait longtemps que je suis dedans car mon premier manga est sorti en 2006. Ma deuxième série a commencé en 2010. En 2010, c'était déjà devenu un autre monde. En 2013, là c'est encore pire. Il y a beaucoup de choses et il y a quand même la crise. Les gens se sont recentrés sur quelque séries comme One Piece et Naruto. Il y a beaucoup moins de place pour les nouveautés. Si on est là quand on est une nouveauté, on est là une semaine. Le cycle de vie pour les mangas à découvrir sont devenus très court. De ce fait, les gens zappent. Il y a des séries qui auraient pu avoir du succès et le public qui aurait aimé cela ne l'a même pas vu passé. Il faut concevoir ses mangas différemment. Avant, on nous demandé toujours des séries longues, maintenant et même dans les publications japonaises qui sont choisis par les éditeurs français, on préfère les séries courtes voir même très très courtes ( 2-3 tomes ) même si après on peut refaire un cycle de 2-3 tomes. Cela nous oblige à penser complètement différemment nos histoires.

- Pensez-vous que le manga français aujourd'hui a vraiment trouvé sa place ?

Je suis là depuis tellement longtemps que je pense qu'ils m'ont accepté. Tout peut être remis en question. Une chose qui n'a jamais été réussi mais parce que je pense que les moyens n'ont jamais été mis en oeuvre, c'es tune vague. Finalement les succès ou les échecs ont été à chaque fois des cas par cas et parfois par hasard. De ce fait, on ne peut pas vraiment avoir une tendance.

- Quels sont vos futurs projets ?

Je travaille sur un nouveau projet. Ce futur projet ne devrait pas être 100% manga. J'ai repris de tous les styles. Je me pose pas la question du style. Il n'y a plus de tendance qui fonctionne d'office. Il faut travailler sur l'originalité. C'est un nouveau pari. 


Je tiens à remercier Moonkey pour le temps qu'il a bien voulu m'accorder et pour sa gentillesse. Je remercie également les éditions Pika pour leur accueil.

mercredi, avril 03, 2013

Interview de Reno Lemaire lors de sa séance de dédicaces à la librairie Komikku

Le vendredi 8 mars 2013, Reno Lemaire l'auteur de Dreamland a effectué une séance de dédicaces à la librairie Komikku.
Dreamland est un shônen édité par Pika qui comporte actuellement 12 tomes, la série est en cours.

Les fans ont été nombreux à répondre présent lors de cette séance. Ce fut un moment convivial.

A la fin de cette séance, j'ai pu poser quelques questions à Reno Lemaire.










Voici l'interview de cet auteur : 



- Quel a été votre parcours ?

Je n'ai pas fait d'école et je n'ai pas pris de cours de dessin. Je ne me considère pas comme un mangaka.

- Vous vous définiriez plus comme quoi ?

Comme un auteur. J'écris et je dessine mes histoires. J'adapte le format à mes scénarios et non pas l'inverse. Chez moi je lis du manga, de la bande dessinée, de l'indépendant et du comics. J'ai choisi le format en fonction du scénario de Dreamland. Tous mes autres projets ne seront pas forcément des mangas. J'ai été influencé par la culture Goldorak quand j'étais petit mais sans le savoir car quand on est petit, on recopie ce que l'on aime. Je n'ai jamais eu ce côté fan du Japon ou à fond manga.
Je dis aux jeunes qui veulent devenir mangaka qu'ils ne seront pas mangaka. Un mangaka, c'est quelqu'un qui est au Japon et qui dessine au Japon. Il y a des assistants et des studios au Japon. On lui demande d'être performant chaque semaine ou chaque mois. Mais en France le métier est totalement différent.

- Comment vous ait venu l'idée de Dreamland ?

Les idées viennent comme ça. C'est un métier/passion pour moi. J'ai eu l'amorce avec l'idée de faire une histoire d'un mec qui voyage dans les rêves. J'avais déjà le mot voyage/voyageur. Après j'ai fait des recherches, je suis arrivé donc à rêve /cauchemar . De là je suis arrivé à phobie. Après, j'ai vu des pouvoirs dans ma tête.  Après, il y a tout un travail pour créer un univers riche et complexe. Cependant dire pourquoi Dreamland et pas autre chose, c'est inexplicable. Je travaille beaucoup au feeling.

- Comment s'est fait votre rencontre avec Pika ?

Cela s'est fait dans le milieu bande dessinée classique. J'ai fait un dossier pour présenter mon projet. Ce que je dis souvent aux jeunes dessinateurs : c'est qu'il faut se bouger  car l'éditeur ne viendra jamais te chercher. il faut donc faire un dossier et démarcher. Il faut passer outre les refoules. Ceux qui sont à ma place se sont les plus obstinés. On m'a dit plein de fois mais je suis revenu.

- Vous attendiez-vous à avoir un tel succès ?

Non car le succès on s'y attend pas. Je ne fais pas Dreamland pour ça. C'est pour ça que quand tu lis Dreamland tu vois que c'est du 100% moi et du pur plaisir. J'écris l'histoire pour moi que l'on aime ou l'on n'aime pas c'est la même. Finalement c'est pour ça que les gens aiment Dreamland. J'en suis toujours le premier étonné et c'est pour ça que je dois être là toujours assis à dédicacer. Les gens sont plus méritants à attendre sous la pluie que moi qui suis assis à entendre des "merci", "vous êtes génial" ... Il faut savoir remettre les choses dans leur contexte. Le milieu n'est pas facile mais il y a pire dans la vie.

- Vous aimez donc ce contact avec le public ?

Je le découvre. Je suis quelqu'un d'assez open à la base. J'aime bien parler et le contact avec les gens. Comme la bande dessinée est métier plutôt solitaire car il faut que tu sois chez toi pour réaliser les planches, franchement les dédicaces ça fait du bien.

- Quel est votre personnage préféré dans Dreamland ?

Je n'en ai pas. Comme c'est tous mes créations, il n'y a en a pas un que je préfère mais il y en a des plus durs à faire que d'autres, des plus simples, des plus rapides... Il n'y pas un perso que je vais détester, sinon je ne l'aurai pas créé.

- Y-a-t-il un personnage qui vous ressemble ?

Les gens font souvent le raccourci entre Terrence et moi, ce que je peux comprendre. Cependant tous les personnages ont un peu de moi. Je pense qu'il y a beaucoup de personnages qui me ressemble un tout petit peu.

- Quel personnage as été le plus demandé en dédicaces ?

Quand j'écris mon histoire, je n'aime pas les héros uniques. C'est vrai que l'on voit beaucoup Terrence mais j'aime bien avoir des groupes de héros. Je travaille tous mes persos et c'est tous des héros potentiels. Je le ressens en dédicaces car  on me demande tout le monde tout le temps. Je me dis cool, j'ai bien fait mon travail. Chacun a son préféré. Terrence est beaucoup demandé mais il y a aussi Savane donc tout le petit groupe. J'ai des demandes de tout.

- Quel est votre regard sur le monde du manga et de la bande dessinée ?

Il y a trop de titres qui sortent et il y a une sélection à la base. Il n'y a pas que le lecteur qui va sélectionner, il y a en premier le représentant . Quand tu es une nouveauté, tu l'es 3 jours. Un libraire qui te garde une semaine en devanture c'est déjà beaucoup. C'est toujours les mêmes séries qui marchent ce qui représentent 10% du marché pour les sorties.  Le fait qu'il y ait trop de sorties finalement pénalise tout le monde.


Je remercie beaucoup Reno Lemaire pour sa gentillesse et le temps qu'il a bien voulu m'accorder. Je remercie également les éditions Pika et la librairie Komikku pour leur accueil.



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