Archive for 08/24/13

samedi, août 24, 2013

Ippo saison 3 La défense suprême tome 15

Fiche

Titre : Ippo
Genre : shônen
Auteur : George Morikawa
Illustrateur : George Morikawa
Editeur français : Kurokawa
Date de parution : 22 août 2013
Nombre de tomes en France : 60 ( en cours )
Nombre de tomes au Japon : 104 ( en cours )
Prix : 6,30 euros
Age recommandé : 10 ans et plus















Synopsis

Le sang des combattants coule sur le ring !
Takamura et Eagle sont tous deux blessés. Le combat se poursuit cependant sans interruption médicale, et l'aigle et le faucon épuisés tentent de s'arracher les ailes. Mais finalement le yeux de Takamura se ferment...

Avis

L’avènement du nouveau champion !

Le champion est ... vous le saurez en lisant de nouveau tome d'Ippo qui marque la fin du duel entre Takamura et Eagle. Quel spectacle et quel match ! C'est une fin digne de ce nom que nous réserve ce tome remplit d’adrénaline et de punch. Droite, gauche, feinte, on est entraîné sur un rythme d'enfer dans la fin d'un duel à couper le souffle. C'est haletant et prenant. On est littéralement pris aux tripes comme si c'était nous qui combattions.

L'action et le suspens sont au rendez-vous pour ce tome d'Ippo qui comme ses prédécesseurs ne nous laisse pas une seconde de répit afin de nous offrir un spectacle des plus grandiose. Le scénario est vraiment bon et on a l'impression de suivre le match comme si on y était. On pourrait presque ressentir les coups. Quand le nom du vainqueur est prononcé on a l'impression d'être soulagé et de pouvoir se détendre. C'est du grand shônen.

Ce qui est formidable avec cette série, c'est que même quand on pense que tout est fini, le rythme ne baisse pas. Les challenges s'enchaînent maintenant ainsi un rythme soutenu et proposant des scènes d'action. Le suspens est ainsi toujours présent ainsi que la tension. La vie d'un boxeur n'est pas de tout repos. Combat, entraînements, défis, que d'émotions et tant mieux car cela donne un très bon manga qui nous fait passer un super moment de lecture.

On ne peut qu'aimer ce manga qui nous offre toujours des tomes de qualité. On voit dans ce dernier tome que d'autres combats terribles se préparent et que l'on va encore avoir le droit à de grands moments. On a hâte de lire la suite.

Les illustrations ont toujours ce même style qui leurs confèrent beaucoup de charme.

L'édition est bien faite permettant une lecture fluide et agréable.

En conclusion ce quinzième tome de la saison 3 d'Ippo est à ne rater sous aucun prétexte. Cous ne saurez pas déçu. C'est un grand oui et un coup de cœur.

Scénario : 8/10
Illustrations : 8/10
Intérêt de lecture : 10/10

samedi, août 24, 2013

Interview de Yasmine lors de Japan Expo 2013

Lors de Japan Expo 2013, j'ai pu rencontrer Yasmine qui est la scénariste de l'histoire : La Survivante du recueil Japon un an après - 8 regards sur le drame.

Voici l'interview qu'elle a bien voulu m'accorder :


Pouvez-vous vous présenter et expliquer votre parcours ?

Je m'appelle Yasmine, j'ai 25 ans et je suis auteure de mangas depuis 2 ans. Je n'ai pas fait de formation particulière, c'est par le biais d'album comics sur lesquels j'ai travaillé que j'ai connu Glou. On a ensuite créé un collectif et on a eu notre premier magazine de prépublication franco-japonaise : Akiba Manga. Par la suite, on a créé un recueil avec l'aide de Kazé sur le séisme qui a eu lieu au Japon.










Qu'est-ce qui vous a poussé à participer à ce projet ?

On a été touchés indirectement et notre projet se démarque car nous avons directement travaillé avec des dessinateurs japonais. Ainsi, on a pu prendre conscience de l'impact que cela a eu sur eux.  Comme nous avons une profonde admiration pour leur culture et par solidarité, il était important pour nous de participer à ce projet qui pouvait avoir un impact en France et au Japon. On a pu faire le pont avec les occidentaux pour montrer que malgré la réserve et le calme des japonais, il y avait beaucoup de dégâts  et qu'il y avait des choses à faire pour les aider.

Est-ce un choix que d'avoir fait une histoire avec peu de texte et dans laquelle les émotions passent essentiellement par le dessin ?

Cela me ressemblait énormément car partant du fait que c'était un projet important et que pour toucher les gens, il fallait se sentir soi-même habité par une grande douleur. C'est ainsi que j'arrive à illustrer mes émotions par des scénarios et à être dans la véracité. De ce fait, le fait d'avoir un personnage féminin seule dans la ville silencieuse qui finit par être elle aussi rongée par ce silence, c'était pour moi la meilleure manière de réellement m'identifier à une victime du drame. Ainsi en montrant une histoire la plus vraisemblable possible je pensais toucher les gens. 

On peut donc dire que l'héroïne de l'histoire réagi comme vous auriez réagi ?

Oui totalement. Je me suis tout d'abord approprié l'environnement et j'ai créé les prémices d'un personnage en ayant en tête deux ou trois traits de caractères. Il fallait que je sois habitée par son environnement et son univers comme il n'y allait pas avoir d'interactions avec d'autres personnages. De ce fait, je ne pouvais jouer que sur de la narration. Par la suite, je me suis renseigné sur la localisation de la ville, les activités et les loisirs que l'on pouvait y trouver. Tout ceci fut la première étape. La seconde a été de vraiment constituer un environnement et d'y intégrer le personnage avec mes propres émotions. Il y a donc de fortes chances qu'à sa place, j'aurai ressenti la même chose.

Pourquoi avoir choisi une jeune fille ?

La jeune fille c'est l'espoir d'une civilisation et elle est assez adulte pour prendre conscience des différents impacts que cela va avoir sur elle et sur la ville. Elle souffre en l'unissons avec une ville, chose qu'un enfant ne pourrait pas faire. Il y a une double césure avec le fait d'avoir pris la décision de partir et le fait de se dire : Je suis seule et je ne sais pas si ma famille a survécu. C'est aussi pour montrer ces différents sentiments que peuvent ressentir une victime. C'est l’interlocuteur direct de la ville car elle pense à cette dernière avant de penser à sa famille. 

Vous transmettez donc un message à travers cette jeune femme ?

Oui, toute la culpabilité et la complexité que représente d'être victime d'une tragédie. Ainsi, on se rend compte que les souffrances sont complexes ce qui est intéressant pour pouvoir comprendre tout ce que ressentent ces victimes et ainsi mieux se connecter à leur douleur et ainsi créer plus d'empathie. 

Combien de temps vous a pris ce projet ?

Cela m'a pris une heure et demie.

Cela n'a pas été difficile en tant que personne vivant en France de parler de quelque chose qui a eu lieu au Japon ?

Oui car on ne voulait pas s'approprier leur histoire, on voulait garder notre position d'auteur en France qui n'était là que pour faire le pont entre la Japon et l'Occident. Cela fut difficile car on ne pouvait pas se rendre compte sur place de ce qui c'était passé et on n'a pas réellement conscience de ce que ça peut être que d'avoir des images pareilles dans la tête. C'est donc difficile de prendre leur place. Cependant c'est aussi le travail d'un auteur que de faire preuve d'empathie. Pour ma part cela a été un don de soi. En ce qui me concerne, cela n'a pas été difficile car j'y étais complètement.

Quels sont vos projets du moment ?

On a envie de s'autoproduire. On a construit des projets auxquels on croit car on a une équipe de scénaristes et de dessinateurs. On se fait confiance et on a envie d'avancer ensemble et de faire le pont entre le Japon et la France. Quand on a voulu parler du nucléaire, aucun éditeur n'a voulu nous suivre.
On compte avoir des scénarios plus ludiques avec des shônens, shôjos... et aussi des projets plus profonds.


Je remercie Yasmine qui a bien voulu prendre le temps de répondre à mes questions et Glou qui m'a permis de faire cette interview. 

samedi, août 24, 2013

Hanayamata tome 1

Fiche

Hanayamata est un shôjo de Hamayumiba Sô, l’auteur d’ « un Carré de Ciel Bleu ».  Il est édité chez Doki-Doki au prix de 7.50 €.
Au Japon, le série compte 3 volumes et est toujours en cours. Le premier volume est sorti le 21 Août 2013. Il propose 192 pages regroupées en 7 chapitres.
Hanayamata est recommandé aux plus de 12 ans.












Synopsis

Pour mieux supporter sa vie tristement banale Naru Sekiya, 14 ans, aime rêver à des mondes imaginaires. Jusqu'au soir où elle croise une jeune fille si gracieuse qu'elle semble flotter dans les airs... Serait-ce une fée ? Naru vient tout simplement de rencontrer sa nouvelle camarade de classe Hana. Extravertie, enjouée, spontanée, elle est à l'opposé de Naru... et elle va changer sa vie en l'entraînant dans le monde extraordinaire d'une danse festive japonaise, le Yosakoï !

Avis

Embarquez pour le nouveau shôjo de Doki-Doki, direction une lecture pleine de fraîcheur !

Naru est une adolescente tout à fait ordinaire. Elle se montre même presque  trop discrète. Mais surtout  elle aime lire des ouvrages de fantaisie où fée et princesse s’entremêlent. Elle était donc prédisposée à tomber sous le charme de Hana, sa nouvelle camarade tout droit venue des Etats-Unis. En effet Hana apparaît comme une fée pour Naru surtout lorsqu'elle pratique le Yosakoï.  De cette rencontre va alors naître une amitié qui va alors se construire autour de la danse.

Le principal atout de ce titre est l’opposition entre les deux personnages principaux, Naru & Hana. Car si la première est timide et réservée, la seconde se révèle être beaucoup plus qu’énergique et spontanée. Du coup, au contact d’Hana, Naru va prendre confiance en elle. Sa personnalité évolue dès le premier volume. De ce fait, on ne s’ennuie pas et on suit avec plaisir l’évolution de la jeune fille.

L’ambiance générale du manga est aussi un point fort pour la série. Ce premier volume respire la joie de vivre ! De plus l’énergie de Hana est communicative. Ce personnage est si sympathique qu’on s’y attache vite.

Et puisque Hanayamata a pris pour sujet le Yosakoï, on s’initie doucement à cette une danse traditionnelle. Pour cela, un chapitre complet nous informe sur les différents accessoires et les principes de bases.

Le style graphique de l'auteur est plutôt agréable. Les personnages sont mignons et abordent des visages très expressifs. Ce sont ces expressions qui vont renforcer le caractère des protagonistes.

Au niveau de l’édition, Doki-Doki nous livre un très bon travail. Les deux pages couleurs participent pour beaucoup à l’attrait car elles sont vraiment sublimes.  J’ai été assez surprise de trouver le sommaire au niveau du rabat de la jaquette. Cependant la lecture ne s’en trouve en rien changée.

Loin de révolutionner le genre, Hanayamata est un titre est bourré de bonne humeur. Cette série qui nous offre une balade poétique fait vraiment du bien au moral !

Scénario : 7/10
Illustrations : 8/10
Intérêt général : 8/10



Koyuki

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