Archive for 02/23/16

mardi, février 23, 2016

Snegurochka

Fiche

Titre : Snegurochka
Catégorie : seinen
Auteur : Samura Hiroaki
Illustrateur : Samura Hiroaki
Editeur français ; Sakka
Date de parution : 17/02/2016
Nombre de tomes en France : 1 ( terminée )
Nombre de tomes au Japon : 1 ( terminée )
Prix : 12,95 euros











Synopsis

En URSS, à la fin des années 1930. Belka, une jeune fille handicapée, et Shchenok son domestique, s'installent dans une datcha gérée par le parti communiste. Ils sont en quête d'un mystérieux objet. Un jour, ils sont arrêtés et envoyés dans un camp de travail. Mais Shchenok, hémophile, s'épuise. Belka découvre qu'elle peut le soigner grâce à un don qu'elle aurait hérité de son père, Raspoutine.

Avis

Le temps du changement

Ce manga aux allures historiques nous fait revivre une période sombre de la Russie avec l'ère stalinienne et le début des purges. Cela donne en plus du côté historique un accent politique qui rend le tout complexe et instructif. On apprend pas mal de choses et on fait le focus sur une période sombre et inexploitée dans les manga. On assiste progressivement au changement de régime et aux luttes d'idées qui se confrontent au poids de plus en plus écrasant du système politique en place.

Une belle histoire sur fond d'Histoire

On assiste à une fiction utilisant des éléments historiques réels. Cela permet de faire un savant mélange qui permet de nous séduire tout en nous instruisant. Le tout est criant de réalisme et on est pris dans l'histoire du début à la fin. Les personnages sont bien construits, charismatiques et criant de vérité. Le tout est très dynamique et on sent bien les pics d'intensité.

Obéir

Ici on voit une lutte entre le devoir d'obéissance et entre le libre arbitre qui va de paire avec la conscience. Cela permet d'avoir tout un pan psychologique qui rend le tout plus complexe, plus réaliste et plus humain. Ainsi, tout n'en devient que plus intéressant, surprenant et haletant. A cela, s'ajoute la notion de respect et du choix de servir ou non une personne. C'est vraiment très bien construit.

Les illustrations sont bien faites avec une certaine élégance et un trait assez élancé.

L'édition est bien faite avec un format un peu plus grand que ce que l'on voit habituellement pour les manga.

Conclusion

Ce manga est surprenant, original et vraiment passionnant. On est pris dans une intrigue politique haletante et dynamique avec de beaux graphismes. C'est une excellente découverte et un grand coup de coeur.

Note : 17/20

mardi, février 23, 2016

Food Wars tome 9

Fiche

Titre : Food Wars
Catégorie : shônen
Auteur : Tsukuda Yûto
Illustrateur : Saeki Shun
Editeur français : Tonkam
Date de parution : 17/02/2016
Nombre de tomes en France : 9 ( en cours )
Nombre de tomes au Japon : 16 ( en cours )
Prix : 6,99 euros










Synopsis

Le premier tour de l’épreuve nale des sélections d’automne est enfin arrivé ! Deux ers et talentueux combattants montent sur la grande scène pour s’affronter sur le thème des bento ! Alors que les jurés ont été unanimement séduits par la performance d’Alice, quel plat de génie Sôma a-t-il bien pu concocter cette fois pour être si sûr de lui ?!

Avis

En route vers la gloire

Ce nouveau tome de Food Wars permet de suivre la site du grand tournoi et de voir des défis d'envergure et le génie des chefs. C'est aussi beau à voir qu'à lire. On prend un maximum de plaisir et on déguste ce tome sans modération et d'une seule bouchée. C'est frais dynamique et passionnant. On voit de duels de maître et des plats succulents qui donne l'eau à la bouche. Plus on avance, plus on sent que le vainqueur sera un pur génie.

Le goût de l'authentique

On voit ic s'affronter différentes conceptions de la cuisine et on se rend vite compte que ce qui est essentiel est le goût véridique et authentique. Il faut que la cuisine reste la cuisine et puisse procurer des émotions. Cela est très bien retranscrit et on peut voir toutes les émotions très clairement.

Victoire et défaite

On voit ici que la victoire peut se voir sous différents angles et qu'une défaite peut aussi être une sorte de victoire. Dans tous les cas les personnages et leur cuisine évoluent et ne cessent de nous surprendre. Les matchs sont serrés et très intenses. Le tout est haletant et nous tient en haleine.

Les illustrations sont toujours aussi bien faites.

L'édition est bien faite permettant une lecture fluide et agréable du tome.

Conclusion

Ce neuvième tome de Food Wars nous met encore l'eau à la bouche et nous fait vibrer car à son contenu riche en saveur. Plus on avance dans les tomes plus les duels sont spectaculaires et plus les plats semblent délicieux. C'est un coup de coeur.

Note : 18/20

mardi, février 23, 2016

Anguilles démoniaques tome 1

Fiche

Titre : Anguilles démoniaques
Catégorie : seinen
Auteur : Takada Yuû
Illustrateur : Ochiai Yûsuke
Editeur français : Komikku
Date de parution : 11/02/2016
Nombre de tomes en France : 1 ( en cours )
Nombre de tomes au Japon : 3 ( terminée )
Prix : 8,50 euros









Synopsis

Masaru Kurami, trentenaire japonais à l’imposante carrure, s’est endetté dangereusement en jouant et en perdant aux courses. Pris à la gorge par ses usuriers, il est sauvé par le patron de “Chiwaki Enterprise” qui lui propose d’être son garant, en contrepartie de quoi, Masaru devra travailler pour lui. Recouvrement de dettes, transport de marchandises, extorsions, prostitutions déguisées, voilà le genre d’activités de la société dans laquelle a atterri le timide Masaru. Chiwaki, le boss, décèle en lui un fort potentiel qu’il décide d’accentuer : boule à zéro, sourcils rasés, Masaru adopte un nouveau look patibulaire idéal pour masquer son manque de confiance en lui, et s’imposer dans le milieu.
Un jour, le boss l’envoie livrer un container chez un éleveur d’anguilles, dans le lugubre quartier de Kuromu, en compagnie de Tomita, un autre employé de la société. La mission est simple : effectuer la livraison sans se poser de question et surtout, ne pas fourrer son nez partout…


Avis

Petit boulot tranquille

Ce premier tome de ce nouveau sienen aux allures de thriller nous plonge dans une ambiance sombre et digne des films américains genre polars des années 50. Le personnage principal nous décrit sa vie ou plutôt le moment où celle-ci a pris un tournant irrévocable. On y découvre la facette d’un Japon sombre et l’on a de suite une autre vision de la société. Pour survivre l’être humain est prêt à tout même à se bercer d’illusions et surtout à oublier sa conscience mais rien n’est simple et ce manga nous le montre à travers tout un pan psychologique fort bien détaillé.

Une histoire d’anguille

On voit très nettement ici une sorte de métaphore entre les anguilles et l’être humain qui comme elles, est prêt à tout pour survivre. L’utilisation de cet animal est original et assez atypique. Cela est sympa et permet de marquer d’une empreinte ce manga. 

L’envers du miroir

Ce manga nous montre la double face des yakuzas et on découvre ce milieu sous un angle original et peu utilisé. On voit que tout n’est ni blanc ni noir et que la vérité n’est pas si simple. Cela rend le tut assez complexe et riche pour nus fournir une intrigue vraiment bien construite et passionnante à lire. L’intensité vient par vague et plus on pénètre ce monde de criminel plus elle augmente. Entre famille, protection et manipulation, on est pris dans le feu de l’action du début à la fin.

Oublier sa conscience

Ce qui intéressant aussi ici c’est de voir la métamorphose d’un homme. On y découvre à quel point un homme peu changer quand les circonstances lui obligent. Le tout se fait progressivement avec un souci de réalisme fort appréciable.

Les illustrations sont bien faites. On apprécie la minutie et la précision des traits ainsi que le souci du détail.

L’édition est bien faite permettant une lecture fluide et agréable du tome.

Conclusion 

Anguilles démoniaques est un bon seinen qui nous fait vivre une aventure humaine et sociétale. C’est dynamique, psychologique et original. Touts les bon ingrédients sont réunis dans cette série qui ne peut que séduire et faire réfléchir. 


Note : 16/20

mardi, février 23, 2016

Japan Tours Festival 2016

Du 19 au 21 février a eu lieu à Tours la seconde édition du Japan Tours Festival. Ce fut l'occasion de découvrir ce salon et de comparer avec les salons parisiens. Le premier constat que l'on peut faire c'est que le lieu choisi était sympa et que beaucoup de personnes s'y sont rendus. Cela confirme le fait que de plus en plus de personnes sont intéressés par ce genre de salon et que la demande est toujours plus grande.



Un succès 

Quelque soit l'heure, on pouvait constater à l'entrée une queue toujours impressionnante. A titre indicatif, il fallait à peu près une heure d'attente pour pouvoir rentrer en moyenne. Cela prouve que les gens se sont rendus massivement à cette seconde édition. Cela était aussi visible à l'intérieur avec la présence de beaucoup de monde ce qui parfois pouvait créer des embouteillages. Cela prouve le succès de ce salon et que la demande ainsi que l'intérêt sont toujours de plus en plus fortes. Le taux de présence quelque soit l'heure ou le jour fut constant et assez impressionnant pour un salon qui n'est pas un grand salon parisien.




Les invités, les shows et les conférences

La grande invitée japonaise fut : Yumiko Igarashi qui est un grand du manga japonais dans la catégorie des shôjos. Ce fut l'occasion de la rencontrer et d'obtenir une belle dédicace. D'autres invités furent présents.



Tous se prêtèrent au jeu des dédicaces et des conférences pour le plus grand bonheur du public. Ils étaient tous accessibles et sympathiques. Ce genre de moment est toujours appréciable et vraiment enrichissant.



Une ambiance conviviale

L'ambiance fut vraiment bonne est conviviale. C'est toujours agréable, plaisant et dépaysant d'aller dans ce genre de salon. Le cadre était vraiment bien et on était bien plongé dans l'univers entre les stands et les cosplays. Le tout est toujours chaleureux. C'est vraiment un bon moment que l'on a toujours envie de prolonger et de renouveler.



Mélange des genres

Le plus grand souci fut le mélange des genres. Tout d'abord il faut différencier la culture soit disant geek car en fait il s'agit d'une culture américaine et d'Heroic Fantasy car geek signifie juste expert dans un domaine et rien d'autre de la culture japonaise.



On peut aimer la culture japonaise sans aimer la culture américaine ou d'Heroic Fantasy et on ne peut ni mélanger ni comparer les deux. Ce sont des univers complètement différent.
Ce salon vu son nom ne devait traiter que de la culture japonaise et mettre cette dernière en avant. Cela ne fut malheureusement pas le cas à ma grande surprise et cela est vraiment dommage car cela nuit à la culture japonaise et autre culture et cela induit les gens en erreur.
Il faut être précis et savoir que tout mélangé même si cela permet de faire plus de bénéfices ne permet pas de bien mettre en avant et de bien faire découvrir les choses. 
De plus les stands ou expositions sur la vraie culture japonaise était presque cachée ce qui est vraiment dommage voir incompréhensible. 
Ce fut le plus gros souci et le vrai point noir de ce salon qui pourtant est vraiment attrayant et présente des choses vraiment intéressantes dans un cadre vraiment agréable.

Culture et sous culture

Autre souci lié à ce genre de salon, c'est la différence entre culture et sous culture. Ce qui devrait être émis en avant se sont les stands de vrais culture, les expositions et non les stands liés à la nourriture ou au goodies qui ne servent qu'à faire dépenser l'argent et qui ne montre ne aucun cas la culture japonaise. Cela est dommage vraiment même s'il est toujours sympa d'acheter deux trois trucs sympas liés à des séries ou manga que l'on aime bien.








Les expositions

De nombreuses expositions et de nombreux artistes étaient représentés lors de ce Japan Tour Festival. Cela permis de voir des œuvres de Nami, Reiko, Yumiko Igarashi et bien d'autres. Ce fut un réel plaisir d'admirer ces magnifiques toiles représentant l'art japonais. Les expositions sont vraiment une bonne idée et c'est que l'on recherche aussi dans ce genre d'événement. Cela devrait être plus mis en valeur et en avant.






Les stands

On a pu trouver la présence de nombreux éditeurs comme : Isan Manga, Taifu Comics, Ototo, Ofelbe, Black Box, Le Lézard Noir ou encore Akata. Cela est toujours un plaisir de voir les stands d'éditeurs. Au dernier étage à côté des expositions, on pouvait trouver des stands sur l’artisanat et la culture japonaise fort jolis et instructifs. C'est vraiment cela que l'on recherche et qui est agréable à voir.
Après on pouvait trouver des stands riche en couleur et en goodies comme dans tout salon.




Conclusion

Cette seconde édition du Japan Tours Festival a attiré beaucoup de monde, ce qui confirme ce que j'ai dit en introduction quand au succès de ce genre de salons qui répondent à une demande de plus en plus forte. Cela est toujours sympa et agréable d'être dans l'univers et l'ambiance toujours bonne et chaleureuse de ce genre de salon. Cependant, même si ce fut un excellent moment, il faudrait que les organisateurs de ce genre de salon ne confonde pas les genres. La culture américaine, de YouTube ou de l'Heroic Fantasy n'ont rien à faire dans un salon qui par son nom est censé représenter que la culture japonaise, sinon il faut renommer le salon pour ne pas induire en erreur et pour que les gens arrête de tout confondre. De plus, il faudrait que les stands vraiment liés à la culture et non au merchandising soient mis en avant et que se soient eux qui soient le plus visibles car cela donne une impression étrange et le but est quand même de mettre la vraie culture en avant. Sinon ce fut un moment très agréable et une bonne expérience à renouveler.