dimanche, mai 14, 2017

Posted by : Loïc Poupou dimanche, mai 14, 2017

Lors de la dernière édition de Paris Manga et SCI-Fi Show, Yasuyuki Muto  fut un des invités. Il a travaillé sur des scénario originaux comme des adaptations de romans. Le succès de la série animée Basilik dont il écrit le scénario en 2005, lui sert de tremplin vers la série animée Le Chevalier d’Eon dont il scénarise près de la moitié de la série en étroite collaboration avec le réalisateur. Depuis, chaque année, on retrouve Yasuyuki Muto au scénario de séries à succès comme Afro Samurai, Persona Trinity Soul, Sengoku Basara, Gundam Unicorn (adaptée des romans de Fukui Harutoshi), ou encore à l’adaptation du manga Deadman Wonderland. En 2015, il écrit le scénario de The Rolling Girls disponible sur la plateforme de vidéo à la demande Wakanim. En 2016, il reprend son travail sur la série Gundam Unicorn. Yasuyuki Muto est également un scénariste connu pour ses travaux sur les productions hentaï Bible Black.

C’est dans ce cadre que j’ai pu le rencontrer et l’interviewer. 

L’interview :

- Comment en êtes-vous arrivé à devenir scénariste ?

A la base je n'étais pas du tout dans ce domaine là, j'étais juste salarié. J'avais envie de faire quelque chose en relation avec l'image, la création. C'est au départ cette envie de création qui m'a amené à vouloir créer une histoire. J'ai décidé alors d'arrêter mon travail et j'ai commencé à me rapprocher des différentes productions, à sympathiser, à créer mon réseau, pour pouvoir avancer. Puis au fur et à mesure des connexions avec les patrons, les responsables et autres, j’ai réussi à m'installer et à pouvoir créer ce que je souhaitais.

- En tant que scénaristes, avez-vous été influencé par d'autres scénaristes ?

Tout à l'heure, je disais tout ce qui est en rapport avec l'image, aussi bien de l'image animé mais aussi bien de l'image la vraie que l'on filme. Par rapport à l'animation je n’ai pas vraiment d'influence propre mais rapport aux films, il y a Mr Hisashi Nozawa qui est un scénariste qui est décédé. Ce que j'appréciais dans ces films c'est qu'il arrivait à nous montrer la torture interne que pouvait avoir les humains dans leurs développement.


- Comment êtes-vous arrivé à travailler sur le projet de The Rolling Girls ?

A la base cela vient d'une commande qu'on m'a faite avec l'équipe de Sengoku Basara. On m'a demandé de créer une histoire avec des jolies filles qui se battent. Dans Sengoku Basara, vous avez les grands puissants qui quand ils se battent font tout exploser autour avec une forte puissance.  Dans tout les animés qui étaient fait à ce moment là, vous aviez des filles qui sont capables de piloter des robots, qui sont les élues, qui ont des pouvoirs qui grandissent au fur et à mesure. J'avais envie de faire quelque chose de différents, des personnes qui soient à peu près normales, sans particularités, qui ont la volonté d'aider les gens, c'est sur cette idée là que je suis parti.

- Pouvez-vous nous parler de votre expérience de Sengoku Basara ?

Il faut savoir que lorsque j'étais au collège-lycée, j'avais vu une série qui tournait autour de Kadamasu Masamune. Même si dans Sengoku Basara il n'y a pas de Masamune, il y a cependant cet esprit japonais même s'il y a des batailles hallucinantes. Ce sont des personnes qui ont vraiment l'esprit du bushido en eux, qui vont avoir cet esprit chevaleresque. Pourtant il va y avoir des seigneurs qui vont être directement aux ordres de Dieu, de leur divinité et vraiment il va y avoir des combats. Le but c'était que le japonais en regardant cet animé ressente d'un côté le plaisir de l'oeuvre, qu'ensuite il ressente le côté « coeur japonais » et que ce côté « coeur japonais » soit mis en valeur. C'était le but de cette oeuvre, je pense qu'on a plutôt bien réussi et c'est en m'inspirant de cela que j'ai fait Takeda Shingen.


- Je voulais savoir, vous avez travaillé sur Deadman Wonderland qui est l’adaptation d'un manga. Comment avez-vous travaillez dessus ?

C'était vraiment un travail d’équipe avec les auteurs du manga donc Kataoka Jinsei et Kondou Kazuma. J'ai essayé de prendre toutes les parties spécifiques qu'ils avaient mis à l'intérieur et d'arriver à bien retranscrire tout ce qu'ils avaient fait.

- J'ai vu que vous avez travaillé sur Gundam Unicorn et je vois que la vous reprenez votre travail sur Gundam Unicorn. Pourquoi y êtes-vous revenu ?

Il y a sept épisodes dans Gundam Unicorn, je les ai tous fais donc en réalité, il n'y a pas eu de pause.

- J'ai vu que vous aviez travailler sur Rurouni Kenshin. Qu'avez vous fait dans Rurouni Kenshin ?

Je n'ai pas du tout travaillé sur le scénario, j'ai travaillé sur la conception du film.


- Quel est le bilan de votre carrière ?

Disons qu'avec le temps je ne prends plus trop le temps de faire cela, je ne regarde plus trop derrière mon épaule pour voir le passé. Créer une oeuvre cela met beaucoup de temps, je ne vais pas pouvoir en créer encore à l'infini et j'ai vraiment envie de créer une oeuvre qui va s'ancrer dans le coeur des gens que ça soit au japon ou ailleurs. Si je me permets de regarder en arrière, je dirais qu'il y a Basilisk et Sengoku Basara qui auront été des œuvres qui ont marqués jusqu'à l'étranger, j'ai envie d'aller plus loin.


Je remercie Yasuyuki Muto d’avoir répondu à mes questions ainsi qu’Emmanuel Bochewqui est son agent à l'international et qui a effectué la traduction. Je remercie également le staff de Paris Manga qui m’a permis de faire cette interview. 

Laisser un commentaire

Subscribe to Posts | Subscribe to Comments

- Copyright © La folie des manga - Designed by Leyzia - @Leyziablog -