samedi, septembre 23, 2017

Posted by : Rimshoux Momoi samedi, septembre 23, 2017

Lors de la dernière Japan Expo nous avons pu rencontrer toute l'équipe du titre Egregor qui ont bien voulu répondre à nos questions pour nous présenter ce titre.











L'interview : 

- Comment s'est passé la collaboration avec Jay Skwar ?

Kaya Tachibana et Harumo Sanazaka :

La collaboration avec Jay Skwar était très intense, nous étions très contente d'avoir pu réaliser une oeuvre en mixant plusieurs cultures, La France et le Japon.
Faire un mixe de deux mondes différents, c'était assez passionnant.
Nous avons ensemble pu faire un bon mixe de ce manga, au départ la collaboration avec Jay Swar a été une nouvelle expérience pour nous.
Le manga est basé sur une histoire non pas japonaise mais une histoire écrite par une personne qui habitait en Europe.
Donc, ce point de vue était très intéressant et très enrichissant pour nous, au point de vue de nos expériences respectives.

- Comment s'effectue le travail d'adaptation ? 

Jay Skwar :

A la base, j'ai écrit un roman, au moment où je l'avais écrit, je ne l'avais pas terminé et je me suis dit que je voulais en faire une BD.
Donc, déjà j'ai réécris sous la forme d'un scénario un peu plus adapté à une bande-dessiné.
Mais après Mme Sanazaki, elle ce qu'elle fait, c'est qu'elle va le retravailler pour qu'il soit parfaitement adapté au code du manga.
En l’occurrence, au code du shonen car il y a des règles à respecter au niveau du héro, de la progression dans l'histoire, du développement des événements, tout sa.
Donc, elle vu que c'est une professionnelle, elle sait comment tourner les différentes scènes, les retravailler pour que cela colle vraiment à l'esprit d'un manga.
C'est à ce niveau que le plus gros travail ce fait pour l'adaptation après Mme Tachibana, elle reprend les scripts écrit par Mme Sanazaki.
Pour pouvoir dessiner directement, le story-board et ce manga.

- Avez-vous du faire des changements ? Si oui, lesquels ? 

Jay Skwar :

Il a fallu faire quelques concessions, pas sacrifier des personnages, on essaie de garder l'esprit du manga au niveau des personnages, au niveau de l'intrigue.
On essaie vraiment de rester au plus proche de la vision original de l'univers que je m'en faisais.
Mais effectivement, il fallait quand même simplifier certains dialogues, raccourcir certaines scènes pour que ce soit un peu moins lourd pour le lecteur.
Mine de rien, un manga sa se lit beaucoup plus vite qu'un roman.
On met beaucoup l'accent sur les personnages, leurs émotions, leurs visages.
Donc à ce niveau là, il faut quand même un petit peu épurer tout ce qui est dialogue, tout ce qui est conversation, répliques.
Il ne faut pas trop d'explication d'un coup, il faut aussi que cela joue beaucoup sur le mise en scène.
Donc, il faut quand même sacrifier quelques petites parties mais on garde quand même tout le fond, l'univers on le conserve, donc, à ce niveau il n'y a pas de pertes ou de sacrifices véritable.

- Pouvez-vous nous dire si cela fut difficile de retranscrire le roman en illustration ?

Jay Skwar :

Non, enfin cela a été un peu difficile au début car il faut vraiment que pendant les workshops on se concerte beaucoup.

J'essai de transmettre le plus d'informations possible à Mme Sanazaki et Mme Tachibana.
Pour qu'elles comprennent vraiment le mieux possible l'histoire, l'esprit que je veux donner à l'histoire.
Par la suite, je leur donne aussi des illustrations de personnage, issus de d'autres œuvres, qui me semblent correspondre à la vision que je m'en fais.
Elles partent de cette base là, bien sur, Mme Tachibana va les retravailler à son style à elle.
Mais je leur donne quelques sources desquels elles peuvent s'inspirer.

- Combien de temps cela vous a-il-pris ? 

Jay Skwar :

L'élaboration du premier manga, elle a été assez laborieuse et a demander beaucoup de travail parce qu'il fallait un petit peu se roder.

Commencer un début de collaboration, cela demande pas mal d'adaptations à tout les niveaux.
C'était un nouvel exercice pour chacun d'entre nous, c'était inédit pour nous, c'est nouveau.
Donc, il nous a fallu près d'un an pour vraiment que je leurs transmette un maximum d'informations.
Quand à elle, une fois que je leur ai donner un script d'un volume, elles sont en mesure de le dessiner en très peu de temps.
Elles sont vraiment rapides, comme tout mangaka que l'on connaît, on peut tenir un rythme de trois mois, si l'on veut entre chaque volumes, sans problème.

- Pouvez-vous nous dire comment vous en êtes venus à collaborer ensemble ? 

Jay Skwar :

En faite, ce qu'il se passe c'est que quand j'ai fini d'écrire mon roman, j'ai commencé quelques collaborations avec certains dessinateur français.
C'est ainsi que ça a abouti, à travers un nouveau label MEIAN.

- Pouvez-vous nous dire si vous aimez l'ambiance héroïque fantasy ? 

Jay Skwar :

Depuis que je suis jeune c'est un style qui me captive en quelque sorte.

C'était un peu le côté mythologique, avec Star Wars même si ce n'est pas de l’héroïque fantasy.
Ensuite, il y a eu le seigneur des anneaux qui m'a énormément marqué.
Niveau jeux vidéos, il y a le RPG  legende of Zelda, auquel j'ai joué pendant toute mon enfance.
Après, effectivement il y a eu Games of Thrones, qui m'a beaucoup influencé quand je l'ai découvert.
Niveau héroïque fantasy, j'ai pas mal puisé et c'est vraiment un moteur mais bon le vrai moteur pour moi ça était le manga Berserk.
Ca a vraiment était mon impulsion qui m'a poussé à créer Egregor, sa a fait partie de la génèse d'Egregor.
Quand j'ai découvert ce manga c'est là que je me suis dit que c'est la que je voulais qu' Egregor soit un manga.

Nous remercions toute l'équipe d'Egregor qui a bien voulu répondre à nos questions. 

Shiki

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