mercredi, décembre 13, 2017

Posted by : Rimshoux Momoi mercredi, décembre 13, 2017

Lors du dernier Impact de Japan Expo nous avons pu rencontrer la mangaka Caly.



Interview : 

- Pouvez-vous vous présentez ? 

Je m'appelle Caly, je vais bientôt avoir 25 ans et je suis l'auteure d'Hana no Breath.









- Quel a été votre parcours pour devenir mangaka ? 

Je n'ai pas forcément fait des études pour devenir mangaka, j'ai fait des études en communication visuelle et peinture.
Pour le métier de mangaka, j'ai tout appris en autodidacte, j'ai commencé en 2007 à faire mon premier manga.
Il s'appelle MaHo-Megumi, que je continue encore aujourd'hui en parallèle à Hana no Breath.
J'ai vraiment tout appris par l'expérience et en évoluant.

- Qu'est ce qui vous a fait changer d'avis pour changer ainsi de voie ? 

Les études que je faisais en art appliqué et peinture c'était vraiment à côté.
C'était pour essayer de toucher un peu de tout et cela a beaucoup apporter à mon travail d'auteur.
Mine de rien, la communication visuelle ça sert beaucoup quand on est auteur et la peinture ça sert pour tout ce qui est colorisation.
Tout cela m'a beaucoup aider dans mon travail, je pense qu'au fond de moi je suis toujours restée sur la même voie.
Mais en bifurquant, pour pouvoir prendre des chemins un peu variés pour voir si j'étais vraiment faite pour cela mais je pense que c'est cela.

- Quels sont vos influences artistiques par rapport aux manga que vous avez créés ?

Au tout début, j'avais beaucoup été influencé par les magical girl qui passaient à la télé dans les années 2000.
Tel que Magical Dorémi, Card Captor Sakura, après je me suis rendue compte plus récemment que quand j'aime un auteur, je vais suivre toutes ces séries.
Par exemple, Fukuyama Ryoko, l'auteur de Masked Noise, qui a fait Monochrome Animals.
Je trouve sa extraordinaire la façon dont sont exprimer les sentiments dans Masked Noise.
Surtout pour un manga sur la musique, quand on voit le dessin de Nino entrain de crier, on a l'impression de l'entendre crier tellement c'est fort.
C'est cela que j'aimerais bien arriver à exprimer, les émotions comme sa dans mes œuvres, c'est pour cela que ces auteurs restent mes modèles.
J'aime beaucoup la baston, cela exprime les sentiments tout sa.
Après, il y a d'autres auteurs comme Kozue Amano, voilà, j'aime beaucoup ce genre d'auteurs.

- Comment est né le projet d'Hana no Breath ? 

Hana no Breath est né il y a quelques années, j'étais plus sur une histoire d'amitié et de magie.
J'avais vraiment envie de partir sur une autre idée et les histoires d'amour ce n'étaient vraiment pas un domaine sur lequel je m'étais exercée.
Du coup, je ne sais pas comment, j'ai commencé à créer les personnages, il s'est avéré que c'était deux filles.
Je me suis dit que je vais partir sur cela, les personnages m'ont beaucoup inspiré parce que de suite j'ai eu leurs caractères qui m'est apparu en tête de manière assez claire.
Donc voilà, je suis parti un peu comme sa.

- Quel est votre méthode de travail ? Avez-vous commencé par le story-board, les illustrations ou autre chose ? 

De manière générale, j'ai tout le scénario qui est déjà écrit depuis le début.
Depuis que j'ai signée avec les éditions H2T, pour les deux tomes.
Après je travail vraiment chapitre par chapitre, d'abord le story-board en reprenant le scénario.
Puis après, planche par planche, en découpant tout par étapes, d'abord lécrinier, l’encrage, ensuite les teintes.

- Pourquoi avoir décidé de faire du shôjo ? 

Je pense que c'était mon envie du moment surtout.

- Par rapport aux shôjo, vous pensez que vous vous êtes un peu affranchi des règles en général dans les shôjo ? Ou bien préférez vous rester dans la même dynamique ? 

Non, je pense que je me suis un peu affranchie des règles, on va retrouver ce qui fait un shôjo.
L'expression des sentiments, les histoires d'amour mais sur certains points je pense que je détourne un peu ce style là.
Avec le recul que j'ai, en étant européenne, vis-à-vis des shojo classique japonais.
Je pense que cela me permet d'avoir une certaine distance et peut être de pas chercher non plus à correspondre à tout.
De prendre ce que je trouve intéressant dans le shojo et d'en faire quelque chose qui est plus personnel.

- Combien de temps cela vous a-t-il pris, pour créer le premier tome d'Hana no Breath ? 

Le premier tome en suivant le rythme de pré-publication sur le site WeeklyComics, cela m'a pris à peu près neuf mois.
Il y avait à peu près un mois par chapitre.

- Justement dans Hana no Breath vous combiner à la fois sentiment et bonne humeur. Cela est-il fait exprès pour donner une espèce de légèreté au manga ou est-ce que cela c'est fait comme sa ?

Oui, absolument car moi je voudrais par dessus arriver à communiquer, donner des ondes positives.
J'ai vraiment envie que quand les personnes lisent, qu'ils passent un bon moment et c'est ce qui m'importe beaucoup quand j'écris.
Du coup, même si parfois je peux aborder dans Hana no Breath des sujets un peu plus difficile.
Je ne les survole pas mais en même temps j'essaie de les aborder d'une façon qui ne plombe pas l'ambiance.
J'ai vraiment envie de rester dans cette espèce de légèreté, ce côté entraînant.
Avec des petites notes d'humour parce que cela fait du bien.
J'ai vraiment envie de communiquer des choses positives quand j'écris.

- Si nous suivons bien la logique que vous décrivez, la suite d'Hana no Breath va poursuivre dans cette même lignée et il n'y aura pas d'assombrissement de l'histoire ou autre ? 

Non, en fait il y a des problématiques parfois plus difficile pour les personnages mais j'essaie de montrer que les personnages doivent surmonter des passages, des émotions, des problématiques intérieures.
Malgré cela, ça reste dans un rythme entraînant et on va essayer de traiter cela de manière assez légère, pour ne pas plomber l'histoire justement.

- Si nous avons bien compris, vous avez justement introduit des références c'est parce que l'on voit qu'il y a des personnages sont plus yuri ou yaoi. Justement comme dans d'autres manga tel qu' Ugly Princess. Nous voudrions savoir pourquoi avoir introduit cela, est-ce pour aller avec cette légèreté ou bien est-ce pour une autre raison ?

Non, par contre, je ne sais pas si c'est lié mais c'était vraiment la situation initiale.
C'était juste une façon pour moi de présenter le personnage, assez rapide car il faut de suite entrer dans l'histoire.
Quand on commence par le premier chapitre, les gens doivent comprendre le caractère du personnage principal, Azami.
C'était une manière de présenter le fait qu'elle conçoit l'amour que d'une seule façon.
Pour elle, il n'y a que le prince charmant et la princesse c'est tout, le reste sa n'existe pas.

- Comment vous est venu l'idée que Gwen soit une fille ?

Dans ma tête Gwen a toujours été une fille et après il y a eu cette situation initiale et tout ces quiproquos qui se sont créés.
Le fait qu'elle se retrouve à se faire passer pour un garçon mais dans ma tête quand j'ai créé les personnages, c'était deux filles.
Je ne me suis pas dit qu'il allait qu'il y en ai une que je change en garçon pour que ce soit un shôjo classique.
Je me suis dit qu'on va faire sa comme cela et voilà, ça a construit aussi l'histoire, le fait qu'il y ai cela.

- Quelle impression cela vous fait d'être à Japan Expo ?

Pour le coup, ce n'est pas ma première Japan Expo mais c'est vrai que c'est ma première en tant qu'auteur édité.
C'est vrai que cela fait quand même une différence parce que la du coup, il y a les interviews, les conférences de presse.
En plus le planning qui est complètement différent, du coup cela me permet aussi de découvrir de nouveaux lecteurs.
C'est la première fois que je lesi rencontre en vrai parce qu'avec la pré-publication c'était à travers l'écran.
Maintenant c'est la première fois que je les vois en vrai, je trouve ça bien.

Je remercie Caly qui a bien voulu répondre à nos questions et les éditions H2T qui m'ont permis de faire cette interview . 

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