Archive for 12/17/17

dimanche, décembre 17, 2017

Rencontre avec Shigeru Fujita

Lors de la dernière édition de Paris Manga nous avons pu rencontrer et interveiwer lors d'une table ronde avec d'autres médias : Shigeru Fujita.
Table ronde
- Comment en êtes-vous venu à travailler dans l'animation ? 
Quand j'étais petit, j'aimais les dessins, pas les dessins animés ou les manga mais plutôt les peintures à l'eau, du coup, je voulais faire quelque chose quand je serai grand en rapport à mes dessins.
Quand j'ai grandi, il a fallu que je choisisse entre ça et devenir un employé de bureau ce que je ne voulais pas. Du coup, je me suis lancé dans la voie de l’animation.
Il y avait plusieurs domaines dans lesquels j'aurais pu travailler mais au moment de m'inscrire, il fallait que je choisisse dans quelle catégorie, je voulais travailler.
De base, je voulais travailler plutôt dans les décors mais dans le milieu c'est pas évident. On ne devient pas reconnu dans le milieu en faisant que des décors, donc au moment de l'inscription j'ai coché la case d'animateur.
- Quelle école avez-vous faite ? 
Je suis allé dans une école spécialisée dans l'animation, et comme je ne savais pas trop comment devenir animateur, j’ai tout bêtement suivi le chemin. Il y avait une école spécialisée et je me suis inscrit dans cet école.
- Comment en êtes-vous venu à travailler sur Monster ?
Cela serait une histoire longue à raconter, car c'était vers dans ma dixième année d'animation.
Si on résume un peu, j'ai fait plusieurs œuvres, je suis arrivé à travailler avec Madhouse, en tant que membre de Madhouse. C'est pour ça que j'ai travaillé sur Master Keaton qui est une oeuvre de Naoki Urasawa. J'ai donc pu gagner la confiance pour travailler sur Monster et en faire le chara-design.
- Avez-vous collaboré avec Mr Urasawa et vous a-t-il donné son avis sur votre travail ? 
Je faisais des dessins, je transmettais mon travail à Mr Urasawa et il donnait son avis sur mon travail et c'était unidirectionnel.
- Y- a-t-il eu beaucoup d'aller-retour ? 
Au début il fallait que les enfants étrangers aient une forme de tête arrondie vers l’arrière ou que Tenma a tendance à avoir le dos courbé, voilà, ce sont des petites différences culturelles entre les occidentaux et les japonais, c'était surtout au début mais une fois qu'on était lancé, il n'y a plus eu tant d'aller-retour que ça.
- Qu'est-ce qui a été le plus difficile pour vous en tant que chara-designer ?  
Je n'ai jamais vraiment eu de difficulté, avant Monster, je n'avais pas eu l'occasion de faire cette fonction là car j'évitais. Mais sinon je n'ai jamais vraiment buter dans mon travail sur Monster.
- Que pensez-vous de la tendance en ce moment des animés courts, qui font 12 épisodes ? 
Si on me propose de travailler sur un animé de 12 épisodes, j'aurai tendance à refuser. C'est trop court, il faudrait qu'il y ait au moins  24 épisodes.
- Cependant, il nous semble que vous avez travaillé pour My Hero Academia, en avez-vous été frustré ? 
J'ai seulement travaillé sur l'opening, parce que pour l'instant je suis free même si je suis affilié à Bones même si je ne suis pas employé à Bones. C'est le studio Bones qui m'a demandé et donc je l'ai fais.
Puis pour My Hero Academia, il était déjà décidé à l'avance qu'il n'y aurait que 12 épisodes, un trou et 12 épisodes.
- Quel est votre regard sur les séries d'animation et leur évolution ? 
C'est une ère un peu difficile car il y a trop d'animés, de qualité médiocre aussi donc, il faudrait réduire le nombre de série pour augmenter la qualité, sinon le monde de l'animation japonaise va couler.
Sinon la structure de l'animation japonaise fait qu'il y a seulement les gens du haut de la pyramide qui ne sont qu'une petite minorité qui soutiennent le niveau et arrive à l'augmenter, mais qu'il faudrait rehausser le niveau global et trouver un moyen de faire progresser les gens, qui ne sont pas encore au niveau sinon ça va s'effondrer. Du coup, pour remonter à Monster, c'était il y a dix ans, il y avait 75 épisodes à peu près.
Il y avait pleins d'équipe, moi j'étais le directeur de l'animation global mais il y avait directeur d'animation sur chaque épisode. Il y a plusieurs équipes qui se relayaient. Parmi toutes les personnes qui ont travaillé avec moi, il y avait que deux personnes qui étaient vraiment capables de dessiner les personnages. Sur toutes les personnes qui ont dessiné sur Monster, il n'y en avait que deux que j'étais capable de reconnaître. Du coup, voilà en tant que directeur de l'animation je devais corriger sur 300 plan, 300 cut, mais en corriger que 50,60. Ce qui n'est pas énorme et en fait, en soit si je pouvais je pourrais retravailler tout les plans. Mais après pour des raisons de planning et parce qu'il y avait aussi le travail de chara-design de côté, J’étais contraint de ne faire que 50,60 cut sur 300.
Du coup, il y avait aussi des directeurs d'animation qui étaient sous mon commandement qui n'aiment pas trop que l'on passe derrière leurs travail. Il y avait des moments où j'évitais de trop mettre la main dedans mais bon ça me frustrait trop. Du coup, avec le producteur j'ai réussi à retoucher tout les plans que je pouvais et voulais. C'est courant dans l'animation japonaise mais dans les 50,60 cuts sur 300, visés par le directeur d'animation globale, c'est à peu près la moyenne. Mais, à partir de la moitié de Monster, voilà, je me mettais à fond dedans, je travaillais sur 200 cuts sur 300.
Sinon, ce n'était pas assez pour moi, pour essayer de monter le niveau global.
- Sinon, vous avez travaillé avec beaucoup de studios, tel que le studio Ghibli, etc..Selon vous quel a été le meilleur studio ? 
C'est un peu difficile comme question car indirectement ça viendrait à critiquer.
En tant qu'entreprise qui fabrique de l'animation et qui est la plus carré, c'est Ghibli. C'était les plus rassurants on va dire car ils sont carré au niveau du planning, ils arrivent à créer un planning et à gérer les animateurs. Pour que le planning soit tenu, au niveau de cette compétence la, c'est le studio Ghibli qui est le plus carré.
- Avez-vous rencontré Hayao Miyazaki du coup ? 
J'ai discuté avec lui et je lui ai demandé une dédicace pour mes enfants.  J'avais un ami qui se faisait souvent disputer par Hayao Miyazaki, donc je préfère travailler avec le fils.
- Nous avons vu que vous aviez travaillé sur Mary et la fleur de la sorcière. Objectivement, quel est votre avis ? Nous, ici on ne l'a pas encore vu.
Du point de vue de celui qui a participé à l'animation, quand j'ai vu le story-board, je me suis dit que ça allait être compliqué. 
Le story-board était complexe, du point de vue du spectateur, objectivement, on pourrait peut être penser que ça ressemble à Kiki la petite sorcièreMais c'est juste en surface car le contenu est complètement différent, donc, c'est une œuvre qui serait très appréciable par les enfants. 
- Du coup, comme vous avez travaillé sur des animés de styles très différent. Quel est le style que vous préférez ? 
C'est un peu compliqué car en fait, à part les œuvres sur lesquelles je travaille je ne regarde pas d'animés et je ne lis pas de manga. Ce que j'aime bien faire c'est ceux qui sont tout public, on va dire enfants, adultes. Sinon, je peux apprécier le cinéma, les films, j'aime bien regarder les films occidentaux. Surtout les trucs que l'on peut regarder sans stress, sans frustration, les trucs un peu pacifiste, tranquille, pénard.
- Regardez-vous çela de manière professionnelle ou arrivez-vous à trouver du plaisir ? 
Non, pour être honnête c'est purement dans un but professionnelle. 
Je regarde l'écran de fond en comble quand je regarde des dessins animés, par exemple les versions 3D, les Pixar, les Disney.  Je regarde partout, quand il y a un film que j'aime bien, je le regarde plusieurs fois. Quand j'ai le DVD, je regarde les scènes qui m'intéressent pour les regarder plusieurs fois, pour pouvoir m'en inspirer.
- Est-ce qu'il y a un titre que vous aimeriez adapter ou travailler dessus ? 
Le premier manga que j'ai acheté c'était Astro Boy. En plus c'était l'arc de Pluton, c'était l'ennemi le plus fort du monde. La boucle est bouclée maintenant parce que la série a été adaptée en animé.
J'aimerais vraiment faire de cette partie, un animé, c'est mon rêve.
Du coup, voilà avec l'ancien patron de Madhouse, quand les tomes de Pluton sortaient, on se disait qu'il fallait que l'on en fasses un animé.
Les projets ça se discute, voilà maintenant on se retrouve à là.
- Qu'est-ce qui vous décide à choisir tel ou tel projet ?
Du coup, comme je l'ai dit tout à l'heure, je suis affilié à Bones et quand le patron me demande, je fais. Mais sinon quand je choisis, je suis plutôt long métrage que série TV.
Du coup parmi toutes les propositions que je reçois, je choisis parmi les longs métrages les projets qui m'intéressent.
Je choisis aussi les projets qui seraient susceptibles d'être vus par un public le plus large possible


Je remercie beaucoup Shigeru Fujita d’avoir répondu à nos questions. Je remercie également, Emmanuel Bochew ( manager ) et Andy Kimura qui a traduit les réponses ainsi que le staff de Paris Manga qui m'ont permis d'assister à cette table ronde.

dimanche, décembre 17, 2017

Rencontre avec Yoshimatsu Takahiro

Lors de la dernière édition de Paris Manga nous avons pu rencontrer Yoshimatsu Takahiro qui a bien voulu répondre à nos questions.

Voici l'interview. 

- Pouvez-vous présenter ? 

Je m'appelle Yoshimatsu Takahiro, je viens du japon et je suis animateur.

- Comment en êtes-vous venu à travailler sur Hunter X Hunter ?

C'est le producteur à l'époque Mr Maruyama qui était patron de Madhouse, qui est venu me voir en me disant qu'il aimerait bien que je fasses le chara-design de cette série.
Je lui ai alors demandé, pourquoi moi ? ,  je ne pense pas répondre au profil.
C'est un deal tu vois, ce que je voudrais faire c'est refaire la série mais en se basant sur le design des trois premiers tomes.
Ce qui était particulièrement intéressant et étonnant c'est qu'on ait pu aller jusqu'au Kimera Ants.(fourmi)
Alors qu'au début, c'est un programme très familial et qui est devenu très ouvert.
Pou aller jusqu'à une gradation vers les Kimera Ants.
C'est même une surprise que ça ait pu aller jusque là, vu que c'est  la série a d'abord été diffusée en journée pour finir par être diffuser en fin de soirée. Ce qui était justement intéressant c'était de travailler sur toute cette graduation graphique.
Le fait que ça soit passé en émission du soir, ça aussi permis d'avoir plus de libertés.

- S'il y a eu une collaboration avec le mangaka de la série, comment cela s'est-il passé ? 

Je n'ai pas rencontré une seule fois Mr Togashi, ni même parlé avec lui.
Il y avait toujours les responsables de Shueisha et c'était avec eux que je faisais le transfert d'informations.
J'ai appris de quelqu'un d'autre qui travaillait chez Shueisha c'est que Mr Togashi était chaque jour collé à sa télé, impatient de regarder l'épisode suivant à chaque fois.

- Cela a-t-il été difficile pour vous de passer du style de Hunter X Hunter à celui d' Overlord, qui est très différent ? 

Le fait de devoir s'adapter a été un gros challenge et au contraire, c'est très vivifiant de pouvoir travailler, changer et s'adapter, c'est aussi une partie du travail.
En plus, j'ai la chance d'avoir la capacité de m'adapter, assez facilement, à ce que l'on me propose.
Donc c'est vraiment une chance qui m'aide beaucoup dans mon travail.

- Quels souvenirs gardez- vous de vos différents postes dans l'animation ? Y-a-t-il un poste que vous préférez ? 

Sans hésiter, ça serait chara-designer parce qu'il y a tellement de choses, d'ouvertures, de rencontres qui se font autour.
La difficulté de devoir s'adapter, ce challenge au fur et à mesure et c'est aussi beaucoup de difficultés, mais c'est relevé ces difficultés qui est vraiment intéressant.

- En tant que chara-designer, comment procédez-vous en général dans votre travail

Tout d'abord, que ce soit une oeuvre originale ou adaptée, je vais d'abord m'inspirer de ce qu'on me donne.
Dans le cas de l'oeuvre originale, je vais voir le texte ou même parfois des croquis qui sont greffés et je vais essayer de faire des dessins et des propositions avec ces dessins.
Dans le cadre où ce sont des adaptations, je vais prendre tout les personnages et je vais essayer de les recopier en essayant de récupérer les particularités de chaque personnage.
Je vais ensuite essayer de faire une sorte de décalquage des personnages, pour avoir une idée des particularités.
Lorsque je réussis cela, je les adapte pour que chaque membre du staff ait la possibilité de retravailler par la suite.
Je propose ensuite cela auprès du réalisateur, si le réalisateurs donne son aval, je vais nettoyer mes croquis.
S'il ne donne pas son aval, je fais quelques petites rectifications.
Et il va y avoir les échanges comme ça, ensuite, il arrive que dans le cas d'une adaptation l'auteur fasses lui même ces corrections sur les croquis, en disant qu'il va falloir faire un trait plutôt comme ça, plus de pointes, etc...
Par exemple, pour un personnage, dans Hunter X Hunter Kirua était un peu plus grand que Gon.
Le réalisateur a souhaité qu'il soit à la même taille et donc il c'est retrouvé avec des personnages à la même taille car c'était une demande du réalisateur.


Je remercie beaucoup Yoshimatsu Takahiro d’avoir répondu à nos questions. Je remercie également, Emmanuel Bochew ( traducteur et manager ) qui a traduit les réponses ainsi que le staff de Paris Manga qui m'ont permis de faire l’interview .

dimanche, décembre 17, 2017

Retour sur Chizu Suzuki

Une exposition de peinture de Chizu Suzuki a eu lieu il y a quelques mois au coeur de Paris, Cela a permis de découvrir l'artiste et de voir des oeuvre originales et surprenantes.


Cette exposition était composée de nombreux tableaux variés et on a pu voir des styles variés avec cependant une façon de peindre commune à tous les tableaux.


Le style est unique et surprenant et cela permet de voir un style à la fois japonais et à la fois non traditionnel. On voit un mélange de culture et les couleurs étaient très vives.


Cette exposition était aussi riche qu'enrichissante et a permis de découvrir un artiste très talentueux.


dimanche, décembre 17, 2017

Rencontre avec les Power Rangers Megaforce lors de Paris Manga

Lors de Paris Manga nous avons eu le plaisir de pouvoir interviewer les acteurs de Power Rangers Megaforce.
Vous allez sûrement vous demander, pourquoi un site parlant de la culture asiatique se met à parler de Power Rangers, qui est une licence américaine.
Tout simplement car c'est à la base une adaptation des sentai japonais.







- Comment en êtes-vous venus à jouer dans Power Rangers ? 

Andrew Gray : Nous avons passé des auditions, nous avons tous des agents et des managers.
C'est intéressant car Power Rangers a eu un sacré impact pour chacun de nous.
Azim Rizk : Honnêtement, ça semble vraiment dingue mais nous avons l'impression que c'était notre destinée.
Chacun de nous avaient quelque chose d'unique et d'authentique à apporter.
C'est désintéressé, mais c'est ainsi que sont les Power Rangers, nous avons chacun dû être entraîné pour nos rôles.
Nous avons passé les auditions.
John Mark Loudermilk : Nous sommes assez d'accord sur le fait qu'à la base c'est un e-mail sur nos écrans, nous étions vraiment fait pour jouer ces personnages.
Mais il y a eu beaucoup d'entraînements aussi, nous avons vraiment essayer de ne pas simplement jouer les personnages mais aussi les vivre.
Nous avons aussi jouer nos rôles après les tournages entres nous.
Ciara Hanna : Nous avons passés les auditions, attendus 3 mois quelque chose comme ça, ensuite nous avons reçu des photos pour nous familiariser avec nos rôles.
Pour certaines personnes c'était incroyable mais pour des acteurs, c'était juste une autre audition.
C'est un long chemin à parcourir mais voilà.

- Aimiez vous cette licence avant ? 

 Tous : Nous aimions déjà oui, nous aimions Time Force (La force du temps), nous regardons quasiment tous les shows.
Ainsi que Mighty Morphin, Mystic Force, Jungle Fury, Super Police Delta (SPD), Turbo, les films.
Nous avons beaucoup d'ailleurs jouer avec eux quand ils sont tous revenus dans le dernier épisode de notre deuxième saison.
Ciara Hanna : Oui, moi je regardais Power Rangers dans l'espace, d'ailleurs quand j'ai vu qu'il y avait des auditions sur ça, j'étais surprise de voir que ça existais encore.
Christina Masterson : Quand j'avais 11 ou 13 ans, je regardais Mighty Morphin, c'est le seul dont je me rappelle, je n'ai pas trop suivi après.
Ensuite, je suis devenue une Power Rangers et suis devenue curieuse envers les saisons précédentes.
Elles ont toutes quelque chose de spéciales c'est vraiment cool.

- Que pensez-vous de la version japonaise ? 

Andrew Gray : Je ne comprenais pas trop ce qu'ils disaient.
Andrew Gray : En faite, j'ai vraiment apprécié le fait de regarder cela, c'est super animé, c'est montré à beaucoup d'enfants.
John Mark Loudermilk : Nous avons été en Nouvelle-Zélande, on nous a ensuite offert des DVD de Tensou Sentai Goseiger.
Nous avons regardé la première saison doublé en anglais mais sur la seconde saison ce n'était pas doublé.
Du coup, nous avons du faire sans doublage, c'était intéressant, vraiment très intéressant de regarder.
Andrew Gray : Ecouter aussi la voix de notre personnage qui n'est pas la notre mais celle de quelqu'un d'autre.
Azim Rizk :  Ce n'est pas vraiment les personnages mais leurs compétences, les six rangers doivent êtres gentils, tout pleins de compétences qui les ont rendu connu.
Ciara Hanna : C'est cool, je ne savais même pas que c'était au Japon, puis j'ai eu le travail. (rires)
Mais on a reçu des DVD de la version japonaise, nous l'avons regarder car ça nous a été recommandé pour mieux comprendre l'histoire, nos personnages et tout le reste.
C'était intéressant de voir comment cela changeait en version américaine.
Comment les personnages changer, comment l'histoire est différente, ainsi que le fait qu'il n'y ait pas la saison 3.
C'était vraiment intéressant.
Christina Masterson :  Oui, c'est vraiment très intéressant de voir d'où cela vient.

- Quel a été votre parcours professionnel ? 

Andrew Gray : Personnellement, je devais devenir dentiste, non je rigole...
John Mark Loudermilk : Non, c'était vraiment le destin qui nous a rassemblé tous ensemble.
Nous étions tous fait pour suivre notre destin qui nous a mené jusque là.
Azim Rizk : Moi je veux devenir président et j'aimerais vraiment le faire. (rires)
C'est pour cela que j'ai du continuer mon métier d'acteur.
Andrew Gray : Je ne sais pas si c'est le destin mais j'ai toujours fait beaucoup de travail.
J'ai travaillé pour ma famille, j'ai aussi travaillé dans des cinémas, dans des bars, ce genre de petits boulots, tout ce que je pouvais faire.
Je pense d'ailleurs que je pourrais en écrire un livre honnêtement sur tout ça, je devais un peu me tuer à la tâche mais continuer à faire ce que je faisais.
Mais ce qui était le plus fondamentale pour moi, c'était de devenir acteur.
Comme me dire comment arriver au bon endroit, au bon moment.
J'étais très intimidé au début en arrivant dans Los Angeles, les lumières faisait penser à celles d'Hollywood.
 J'y suis donc allé, j'y ai fait pas mal de bêtises, j'ai eu pas mal d'ennuis, je suis allé en prison, oups... (rires)
Mais j'ai vécu, je voulais vivre, je voulais en arriver à la où je suis aujourd'hui.
Je savais que je ne pouvais pas m'éloigner de tout et j'ai du prendre en compte.
Etre acteur est la plus grande chose que j'ai pu faire de ma vie et c'est pour cela que je continue à être super actif et investi.
Grâce à ça, chaque jour j'ai appris quelque chose de nouveau.
Ciara Hanna : J'ai d'abord commencé à travailler en tant que mannequin, ensuite, j'ai commencé à faire des publicités et j'en suis arrivée à devenir actrice.
J'ai vraiment aimé ça, ma mère m'avait un peu poussé à mes débuts dans le mannequinat mais j'ai commencer vers le lycée à aimer être devant les caméras.
J'ai ainsi beaucoup travaillé avec de boîtes comme Disney et d'autres moins connus mais avec lesquels j'ai beaucoup aimer travailler.
J'ai eu beaucoup de mal mais je suis contente du chemin que j'ai parcourue, je ne pense pas pouvoir faire autre chose.

- Quels souvenirs gardez vous de cette expérience ? 

John Mark Loudermilk : Nous avons tous beaucoup de souvenirs de cette expérience.
Azim Rizk : C'est vrai, sans rire, nous avons passé neuf mois de tournage.
John Mark Loudermilk : Nous étions tous ensemble, dans une grande maison, nous sommes devenus une famille grâce à ça.
Nous avons eu beaucoup de hauts et de bas.
Azim Rizk :  Avec cet homme là, (en désignant Andrew Gray) nous avons passé des nuits à regarder des nouveaux films et sommes devenus proches en répétant ensemble les dialogues.
Ensuite, deuxième point important, vers le milieu de la saison deux, nous avons regarder plus de 50 films et fait les dialogues.
Il m'a canalisé à ce moment-là car il est vraiment dévoué, nous jouons encore à ce jeu et nous rappelons encore de certains dialogues.
Andrew Gray : Si vous êtes tendu à cause de votre journée, passez 20 minutes à vous étirer et tout ira mieux.
Azim Rizk : C'est un secret vivant, c'est vraiment quelque chose qu'il faut faire.
Andrew Gray : Vérifiez le, par vous même.
Azim Rizk et Andrew Gray : Ainsi que le café, beaucoup de café.
John Mark Loudermilk : La première fois que je suis allé sur le lieu de tournage, c'est en dehors de la ville.
Le premier jour nous étions tous pour sur, entrain de nous dire que c'était cool d'aller là bas.
Tout était juste parfait, le premier jour nous avions du mal à réaliser ce qu'il se passait.
Azim Rizk : La où nous avons tourné, il y avait eu le seigneur des anneaux, Spartacus, Evil Dead, ces gars sont des professionnels.
Ils ont fait des films qui ont changé la vie de beaucoup de gens, pouvoir tourné avec eux, c'est quelque chose de normal au travail.
C'est vraiment beaucoup d'amusements pendant le tournage, nous étions content de faire partie de cette histoire.
Ciara Hanna : Je ne suis pas très souvenirs mais le lien qui c'est créé entre nous tous car à chaque fois que l'on se voit, on a l'impression de retrouver un ami de longue date.
J'ai vraiment l'impression de m'être fait de bons amis, c'est comme une famille en fait, pour toujours ensemble.
C'est vraiment intéressant que ce ne soit pas normal mais c'est vraiment unique et cool de comment nous autres sommes devenus proches.
Quand on se revoit, c'est comme si nous n'avions pas étés séparés.
C'est vraiment quelque chose de rare car nous sommes vraiment comme une famille car même si on se revoit longtemps après, rien ne change entre nous.
Nous avons des moments de complicités comme de disputes mais on ne prend pas les choses que pour nous.
Nous nous aimons vraiment tous, en faite.

- Qu'est-ce qui a été le plus dur à jouer ? 

Azim Rizk et Andrew Gray : Le plus dur ça a était d'échanger nos rôles pendant un épisode.
C'était surement ça le plus difficile.
Ciara Hanna : Je trouve que la plupart des scènes étaient compliquées à jouer, selon moi.
Il fallait travailler sans s'arrêter, pendant environ 12 à 13 heures par jour, c'était vraiment très dur pour moi.
Je devais préparer mon corps à ça, pas de pauses, pas de visites chez mes parents pendant toute la durée du tournage.
Par chez moi, le temps est quasiment tout le temps beau et là, je me suis retrouver quelque part où il y avait de la pluie, du vent, du soleil, du froid.
Je n'étais pas prête, je n'avais même pas de vêtements adaptés à une telle météo.
Christina Masterson : Je suis d'accord avec toi, j'étais quasiment tout le temps malade, jusqu'à ce que l'on me donne un médicament qui a réussi à me soigner.
C'était vraiment un challenge, ça a l'air de ne prendre pas beaucoup de temps pour chaque scène.
Mais ce que les gens ne savent pas c'est qu'il faut des heures, et des heures pour chaque scène.
Ciara Hanna : C'était vraiment physiquement un challenge épuisant...
Christina Masterson : Mais nous l'avons fais, c'était une bonne leçon.

- Comment vous vous êtes vus dans vos rôles ? 

Andrew Gray :  J'y ai vu de la détermination, de l'ambition.
Azim Rizk : Trop confiant, vraiment euphorique avec un sourire charmeur, qui essaie d'aller au delà de ça et avoir plus de substances.
John Mark Loudermilk : Pas assez confiant, toujours entrain de surveiller mes amis et trouver que je ne suis pas assez bien pour mes amis.
Christina Masterson : Je trouve qu'Emma me ressemble car j'aime la nature, je la respecte énormément car c'est quelque chose dont nous devrions tous prendre soin.
C'est vraiment un message très important que l'on devrait transmettre aux enfants.
Nous devrions vraiment prendre soin de tout ce qui nous entoure.
C'est ce que la vie nous a donné, ce que la nature nous a donné.
Je me sens vraiment connecter à la nature,
Ciara Hanna : Gia n'était pas difficile pour moi à jouer, il me suffisait d'amplifier certaines parties de moi-même qui lui ressemblaient.
En faite, Gia est comme moi, c'est juste qu'il fallait parfois que j'amplifie vraiment certaines choses en moi et c'était vraiment un rôle que j'ai fait naturellement.

QUESTION POUR LES FEMMES : 

- Comment avez-vous choisi votre couleur ? 

Christina Masterson : Les couleurs nous ont choisi, j'avais en fait, auditionner pour la couleur jaune.
Ciara Hanna : Moi, j'avais auditionner pour la couleur rose.
Christina Masterson : Nous avons découvert seulement pendant le tournage que nous n'allions pas porter les couleurs pour lesquelles nous avions postuler.
C'était une très grande surprise pour nous deux.
Ciara Hanna : Oui, c'était vraiment une très grande surprise, nous avons même dit qu'il y avait une erreur car j'étais la rose et Christina la jaune.
Christina Masterson : Non, je suis contente d'avoir eu ce post mais j'ai auditionné pour la couleur jaune.
Je ne sais pas trop du coup, ils avaient comme tout foiré...
Ciara Hanna : Finalement, maintenant on comprend car je ne me sens pas jouer, Emma, ton rôle car ça ne me correspond pas. C'est comme toi qui maintenant ne te vois pas jouer Gia car ça ne te correspond pas.
Christina Masterson : C'était tellement cool en Nouvelle-Zélande
Ciara Hanna : Oui... Après, je pense qu'on est tous destinés à nos couleurs.

- Est-ce dur de faire les différentes chorégraphies ? 

Christina Masterson : C'était vraiment très très amusant, c'était une de mes parties préférées mais c'était aussi très dur car je n'ai rien de pareil dans mon passé.
C'était la première fois que je faisais quelque chose pareil, c'était difficile mais c'était quand même une de mes parties préférées.
Ciara Hanna : Je pense que pour nous tous ça l'était, c'était un vrai challenge, c'est devenu à nous tous une de nos parties préférées.
Nous apprenions quelque chose de nouveau, nous nous amusions et voulions en faire plus.
Christina Masterson : J'aurais souhaité que ça dure plus longtemps, que l'on s'entraîne plus longtemps que nous ayons plus de chorégraphies.
Nous avons eu grâce à ça de bons muscles de jambe.

- Etait-ce difficile d'allier le fait d'être féminine et être une ranger ? 

Christina Masterson : A vrai dire, je n'y ai même pas penser, ce n'était pas difficile.
Ciara Hanna : Ce n'était pas difficile, toutes les équipes sont différentes mais je trouve que la notre est équilibrée.
Ce n'est pas comme si un seul d'entre nous tait tout le temps entrain de s'occuper de tout.
Tout le monde à des moments où ça ne va pas trop, même les plus célèbres.
Mais nous justement équilibrons tout ça, on essaie de comprendre ce que les autres ressentent, on est toujours là, les uns pour les autres.
Christina Masterson : Les autres ne nous ont pas rabaissé car nous étions des femmes, au contraire, ils nous disaient que nous pouvions le faire.
Ciara Hanna : Ils nous ont toujours soutenus, je pense que Power Rangers avec toutes les femmes rangers ont essayer de montrer que les femmes aussi sont capable.
Que les femmes sont tout aussi fortes, qu'il n'y a rien que l'on ne puisse pas faire juste parce que l'on est une femme.
Les femmes aussi sont capable d'attraper les méchants et les taper.

- Que pensez vous de Paris Manga ? 

Azim Rizk : C'est impressionnant, tout le monde ici s'amuse et passe du bon temps.
Andrew Gray : On s'amuse beaucoup, c'est ma deuxième fois en France, tout le monde est très gentils.
Tout le monde a beaucoup de questions, c'est en fait, ma partie préférée de discuter avec les gens alors merci.
Azim Rizk : Il y a en plus ici, une piste de dance, c'est rare d'en voir et c'est une opportunité pour aller faire de l'exercice dans la convention, c'est fantastique.
Tous : C'est vraiment quelque chose d'incroyable, de très chaleureux et vivant.

On remercie les acteurs d'avoir répondus à nos questions ainsi que le staff de Paris Manga qui nous a permis de faire cette interview.

Shiki