mardi, octobre 21, 2014

Posted by : Loïc Poupou mardi, octobre 21, 2014

Représentations : vendredi 21 et samedi 22 novembre 2014 à 20h
Texte et mise en scène : Shiro Maeda
Avec Shiro Maeda, Takeshi Oyama, Junko Miyabe, Asuka Goto, Saho Ito
Production : GOTANNDADAN (Tôkyô)



La représentation du 22 novembre sera suivie d’une rencontre avec Shiro Maeda.

Synopsis

Michiru Suzuki, une jeune trentenaire, vit avec ses parents à Tokyo. Elle n’a pas de problèmes financiers ou matériels, ni de soucis particuliers. Mais elle a la sensation que quelque chose manque à sa vie. Un jour, elle rencontre sa soeur qui, en réalité, n’a jamais existé, et son enfant qui n’est pourtant pas encore né.
Ces rencontres lui font découvrir un autre monde, qui se déploie en elle. Elle commence alors à réfléchir à sa vie, quitte son amoureux et, tout en acceptant ses sentiments confus, décide que sa vie prenne un tout nouveau chemin.




Et même si je me perds... est un voyage dans l’inconscient de Michiru Suzuki, une jeune trentenaire
de Tôkyô. Au fil de ses rencontres imaginaires avec ses parents, la soeur qu’elle n’a pas
eue, son ex petit ami, etc., se dessinent son mal être, ses regrets et ses espoirs. En pénétrant
dans le cerveau de cette femme désorientée, Shiro Maeda explore le malaise de toute une génération
de Japonais qui peinent à trouver leurs repères dans les grandes villes.

Dans cette pièce particulièrement remarquée au Festival Tokyo en 2010, Maeda prend une fois
de plus pour héros des gens ordinaires sur lesquels il pose un regard plein de tendresse. Cet
auteur, metteur en scène et romancier, qui a reçu le prestigieux prix Kunio Kishida en 2008 et le
prix Yukio Mishima en 2009, affectionne les situations surréalistes et les scènes à l’humour
décalé. Avec pour tout décor quelques chaises et un lit, il réussit à nous plonger dans un univers
étrangement onirique, reflet de son imagination sans bornes. Invité avec Suteru Tabi au
Kunstenfestivaldesarts de Bruxelles et au Festival d’Automne à Paris, il revient à la MCJP avec
cette pièce où l’on découvre qu’il est parfois bon de se perdre.




Quand j’écrivais « Et même si je me perds… », j’étais dans l’embarras. J’étais en effet devenu trop habile dans l’écriture de pièces de théâtre. A l’époque où cette tâche m’était encore pénible, je parvenais à écrire si je ne pensais plus à rien, comme si j’avais perdu mon chemin. Mais lorsqu’on commence à bien écrire, cela n’est plus possible. Quand on déménage dans un nouveau quartier, une fois qu’il nous est devenu familier, ne finit-on pas par toujours emprunter le même chemin ? Ne plus se perdre fait gagner du temps. Mais cela m’est désagréable, c’est comme si des choses se rétrécissaient. Des choses dont on avait la certitude, à propos de soi, de son passé, etc…Ces choses, peut-être qu’on ne les connait pas autant qu’on le croit, qu’elles sont plus vagues, incertaines. Voilà, c’est une pièce comme ça que j’ai écrite. Shiro Maeda

Shiro Maeda

Le Japonais Shiro Maeda, né en 1977, étudie à la Wako University. Il forme la compagnie Gotanndadan en 1997 à l’âge de dix-neuf ans. Le charme de son travail théâtral réside dans son naturel décontracté, son sens de l’humour et sa façon bien à lui de créer un temps et un espace particuliers. Ses textes se situent souvent à la frontière entre réalité et fiction. Gotanndadan est l’une des compagnies de théâtre contemporain les plus populaires de Tokyo. En s’appropriant la technique du « datsuryoku-kei », une manière de parler dépourvue d’énergie, Shiro Maeda est parvenu à capter les valeurs et les modes de vie d’une génération désabusée. Son public aime les excentricités de ses personnages et leur manière de considérer l’existence et la mort. Sa pièce Ikiterumono wa inainoka (Isn’t Anyone Alive ?), dans laquelle ses personnages meurent les uns après les autres, a été commentée comme un « remarquable exemple du théâtre contemporain de l’absurde ».
Populaire à Tokyo, mais peu connu à l’étranger, Gotanndadan et Shiro Maeda ont été particulièrement remarqués lors de l’édition 2009 du Kunstenfestivaldesarts de Bruxelles 2009 avec la pièce Suterutabi. Shiro Maeda publie régulièrement dans des magazines et plusieurs de ses textes et nouvelles ont été nominés pour des prix littéraires. En 2008, il remporte le Kishida Drama Award. Mais surtout, en 2009, il remporte le prestigieux prix Mishima pour Natsu no mizu no Hangyo-jin (The Mermen in Summer Water). Shiro est l’invité du Festival Tokyo en 2010 et présente à cette occasion une nouvelle pièce intitulée Maigoni Naru wa (Going On The Way To Get Lost / Et même si je me perds...), très bien reçue par un public de plus de 2000 personnes. Sa plume est mise à contribution pour la série télévisée Maigo (Lost), et pour un film basé sur son roman, Okike no Tanoshii Ryokou (A Newly Weds Pleasant Journey to the Hell), dont la sortie japonaise aura lieu en mai 2011.
Après la catastrophe de mars 2011, il s’est rendu à Fukushima plusieurs fois et a créé et dirigé une nouvelle pièce avec des élèves du lycée de la ville où il a donné une représentation ainsi qu’à Tokyo.
Il a écrit une nouvelle pièce Understandable?.
Depuis février 2012, un film basé sur son texte Ikiterumono wa inainoka (Isn’t Anyone Alive ?) a
été présenté dans plusieurs salles à travers tout le Japon.

Laisser un commentaire

Subscribe to Posts | Subscribe to Comments

- Copyright © La folie des manga - Designed by Leyzia - @Leyziablog -