samedi, avril 22, 2017

Posted by : Rimshoux Momoi samedi, avril 22, 2017

Lors du Salon du Livre de Paris qui a eu lieu du 24 au 27 mars dernier, Sanoe sut présente au Salon.

Sanoe travaille régulièrement en tant que graphiste freelance mais également, depuis peu, dans le milieu de l'illustration et de la bande-dessinée.
Issunbôshi, le petit samouraï est son tout premier album jeunesse publié chez nobi nobi !








C'est ainsi que j'ai pu la rencontrer.

Voici l'interview : 

 - Comment en êtes vous arriver à travailler sur Issunbôshi le petit samouraï ?

J'essaie de faire des albums jeunesse, j'ai rencontré Pierre Alain et Olivier sur un salon et je leurs ai montré mon Book. On a été en contact pour travailler ensemble et ils m'ont un mail "on a ce texte là, est-ce que ça t'intéresse ?". J'ai dit oui donc on a commencé à travailler ensemble.

- Quels sont vos influences artistiques ?

J'étais une grosse lectrice de manga quand j'étais jeune et ado, je pense que cela se voit. Je me suis arrêtée de lire des manga il y a six-sept ans, pour avoir une culture plus BD, comics et un petit peu plus variés. Là, je recommence un peu à lire des manga sinon je pense que j'étais très influencé par le travail de Miyazaki que j'ai adoré.

- Justement, quand on voit la couverture de Issunbôshi le petit samouraï, pour certain cela fait penser à un film d'animation : Arrietty  ?

Forcément, vu qu'il est tout petit puis dans un univers un peu on va dire organique avec des fleurs, des feuilles. Je pense que forcément on a fait en sorte que cela rappelle un petit peu, d'une certaine manière, cet univers là. En même temps c'est très lier aux thématiques japonaises.

- Est ce que vous auriez des séries ou des titres issus de la culture japonaise qui vous ont vraiment marqué ?

- Vraiment, vraiment marquée non.

- Et de manière générale ?

Il y a des séries que j'ai beaucoup aimé mais après j'aime un peu tout donc c'est un peu difficile. J'ai eu des coups de coeur comme tout le monde. En ce moment, j'aime beaucoup les manga de sport comme Haikyû!! mais bon cela n'a rien à voir avec Issunbôshi.

- Justement, qu'est ce qui vous a fait aller dans la BD et le comics ?

Le fait de vouloir en faire, du coup et aussi de trouver des histoires, je pense que des fois on lit un livre et ça a une bonne ouverture sur une autre façon de voir les choses. Je suis tombée sur la BD qui s'appelle Jolies ténèbres de Kerascoët. Une grosse découverte au niveau de la BD parce que je ne trouvais pas forcément ce que j'aimais en lecture ou dans cet univers là. Je me lassais un peu des manga, des histoires très redondantes, où le placement parfois de la femme ou certains trucs ne me correspondaient pas. Je n'arrivais pas à m'identifier, je me disais aussi souvent, qu'il y a des séries qui sont plus ou moins pour certains âges. Puis, mine de rien j'ai trouvé ce que moi je cherchais dans une histoire.

- Vous êtes illustratrice freelance, vous venez de dire que vous aimiez aussi la BD, les comics et aussi un peu le style album de jeunesse, beaucoup de choses différentes. Est-ce que pour vous ce n'est pas finalement un peu compliqué de devoir jongler entre tout cela pour faire votre travail ? Ou est-ce que vous utilisez tout cela pour faire votre style à vous ?

Je pense qu'on se trouve des trucs dans tout les cas, après en terme d'exercice technique des fois c'est un peu difficile d'aller de l'un à l'autre. La je suis sur Issunbôshi ainsi que sur un projet BD et c'est vrai que passer de l'illustration à la BD c'est pas forcément facile.  C'est deux métiers différents en faite. C'est deux façons de raconter différentes et c'est deux écoles qu'il faut apprendre mais je me sers de l'une et de l'autre en faite. Je pense que tout est imbriqué et que l'on peut pas faire des petites cases.

- Pour Issunbôshi vous avez déjà un style qui est propre à vous. Est-ce que vous avez pu le garder ou bien est ce qu'on vous a mis beaucoup de contraintes sur l'histoire et le style ?

Je n'ai eu aucune contrainte de style, j'ai dessiné comme je le voulais. Bien sûr on a travaillé avec l'éditeur sur le story-board, la mise en page, j'ai eu des retour avec eux. On construit le livre avec eux dans tout les cas mais au niveau du style non, ils m'ont choisi, ils ont vu comment moi je dessinais et ils m'ont dit de dessiner comme je le fait.

- Du coup, l'univers qui est quand même différent de l'univers des manga, fut une découverte pour vous.

Non, non, j'aime beaucoup les contes que ce soit de n'importe quelle pays, j'avais déjà fait beaucoup de recherches sur les yokais parce que j'aurais aimé développer des histoires là dessus et dans mes cartons. Donc du coup, quand je me suis intéressée au manga je me suis aussi intéressé au japon, à l'histoire, à la culture et notamment au conte.

- Etes-vous assez d'accord que les contes européens trouvent leurs adaptations au japon et finalement vice et versa ?

 Alors, je ne sais pas, je n'ai pas la réponse, d'ailleurs c'est une question que je me pose. Qui a commencé ? Où comment cela s'est propagé ? Et je me dis si ce n'est pas cela, est-cee que ce n'est pas une traduction orale qui s'est propagée. Et que du coup comme on a les mêmes thématiques, les mêmes problématiques des fois, je me dis que cela expliquerait les similarités et les divergences avec les éléments culturels qui se sont griffées à ces traditions.

- Parfois la culture japonaise peut être dur d'accès pour certaines personnes qui ne connaissent pas. Est-ce que du coup pour que cela soit plus accessible à toute âge, est-ce que vous avez du faire des adaptations ou autre ?

Le fait de faire un album jeunesse, on le fait pour les enfants déjà donc on construit un livre et on essaie de penser à ce qui pourrait plaire aux enfants. Ce qu'ils aimeraient trouver dedans, des couleurs, des actions, des personnages qui soient expressif. Après bien sur parfois c'est pas forcément évident, il y a des trucs à recadrer parce que c'est pour une certaine tranche d'âge. Cela peut être vu comme une contrainte mais moi je trouve que c'est très intéressant parce qu'il faut se mettre à la place de la personne qui vous lit.

- Vous avez travaillez avec Alice. Comment s'est passé cette collaboration ?

Alice avait fait le texte il y a quelques années pour notre livre et ils n'avaient pas d'illustrateur sur ces textes là, c'était un petit peu mis dans un tiroir. Je n'ai pas du tout travaillé avec Alice, j'ai eu juste contact avec l'éditeur, j'avais peut être des échos par rapport à cela. C'est qu'on a pas du tout collaboré comme un texte qu'on devait construire ensemble.

- Seriez vous prête à travailler sur d'autres albums de jeunesse avec Nobi-Nobi ou d'autres ?

Oui, il y a pleins de choses que j'ai envie de faire en terme d’illustrations et d'objets de livres.

- Vous avez commencé en tant qu'illustratrice freelance, est ce que vous pensez continuer à travailler en freelance ou plutôt à l'avoir juste en loisir ?

Ah non, non, non, c'est mon métier principal à l'heure actuelle c'est autour des BD, je n'ai absolument pas le temps de faire un autre travail. Et pour moi c'est ce que j'ai eu envie de faire, je me suis battue essayer d'en faire et j'espère que cela va continuer .

- Pouvez-vous nous en dire plus sur vos futurs projets ?

J'ai une bande dessinée qui sort en septembre chez Soleil qui s'appellera La grande ourse. Ensuite, j'ai un autre projet qui est une sorte de livre d'illustrations avec pleins de petits animaux, des petits contes avec les éditions Lumignon.

Je remercie beaucoup Sanoe d'avoir répondu à mes questions et les éditions Pika qui m'ont permis de faire cette interview. 

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