vendredi, août 11, 2017

Posted by : Rimshoux Momoi vendredi, août 11, 2017

Ekotumi fut une des invités du dernier Japan Expo, c'est dans ce cadre que nous avons pu la rencontrer.


Chanteuse, compositrice et conteuse.Ekotumi. propose une nouvelle vision du Kojiki. Avec des chants plein d’émotion, elle ramène à la vie les personnages du plus ancien écrit du Japon, recueil de mythes sur l’origine des îles de l’archipel et des kami (les dieux). Le Kojiki a notamment inspiré de nombreuses pratiques et croyances shinto. Au travers de chansons pop, elle revisite ces écrits traditionnels en leur apportant une touche de modernité. 



Voici l'interview : 

- Pouvez-vous, vous présentez ?

Je m'appelle Ekotumi, j'écris et je chante des chansons qui parlent de la mythologie japonaise.

- Pouvez-vous définir le style Kojiki ?

Le style Kojiki n'est peut être pas connu au Japon car même là-bas ce n'est pas très connu.
Tout comme en Grèce, il y a beaucoup de dieux et de déesses au Japon. Ils peuvent aussi paraître humains et ressentir des émotions tel que la jalousie, de la colère et de la tristesse. Ils n'ont pas fini leur existence.
Nous ressentons le fait d'avoir beaucoup de ressemblances avec ces dieux et déesses.
Je pense aussi aux histoires de fantômes mais en même temps je pense aussi au Kojiki, à la mythologie japonaise.
Nous ne terminons pas vraiment notre vie mais nous pouvons essayer de progresser.
Pour faire de notre mieux, chacun d'entre nous à un dieu/ une déesse ou quelque chose comme ça en lui.
Alors tout le monde devrait bien traiter les autres mais en même temps il faut aussi bien s'occuper de soi. Aujourd'hui encore, il y a des guerres, de tuer mais les gens ont des dieux en eux, alors les gens ne devraient pas tuer.
Mais ils devraient plutôt s'aimer, voilà ce que je pense de la mythologie japonaise.

- Comment avez-vous fait pour mélanger le style Kojiki et la pop ?

Le style Kojiki est déjà très difficile en lui même, dans les livres s'est écrit dans la langue ancienne.
Même pour nous autres japonais cela peut être très difficile à lire et comprendre.
J'aime mélanger les contenus sans difficultés et j'utilise un style moderne de musique.
Parfois je pense à ne faire que de la musique traditionnelle.

- Comment faites-vous pour adapter le folklore japonais qui est très riche et la mythologie ?

C'est vraiment très dur mais j'essaie juste petit à petit, en premier j'essaie de faire le premier épisode puis le second.
J'essaie de terminer une histoire, je travaille sur de nouveaux scénarios, je compose de nouvelles chansons.
Pour beaucoup de chansons, en général je commence par le début puis petit à petit je peaufine l'histoire.
C'est difficile de tout faire d'un coup et tout retenir.

- Que ressentez-vous quand le public réagit à tout cela ? 

Parfois j'ai des concerts à Kinderland, ou dans certaines écoles. Les adultes réfléchissent tout le temps, alors que les enfants, adolescents, ils sont totalement différent des adultes, ils comprennent mieux ce genre de choses.
Ils ressentent mieux les chansons et comprennent juste comme cela, sans explication.
Ils ne pensent jamais que l'histoire ce n'est que ceci ou cela, non, ils ressentent juste les émotions sur le moment.
Bien sur, j'essaie de faire en sorte que mes chansons soient tout de même compréhensible.
J'utilise le plus d'émotions possible, parfois j'utilise des masques pour que se soit plus facile.
Je trouve que c'est un bon public pour moi.

- Quels sont vos influences musicales ?

La créativité et le fait d'être un peu foufou et pour moi c'est quelque chose de très important et j'aime créer de nouvelles choses.

- Quel serait pour vous, le conte japonais que vous préférez le plus ?


Il y a vraiment beaucoup de contes que j'aime énormément mais parmi l'un des plus connus, je dirais la déesse du Soleil Amaterasu.
Certaines personnes présentes à Japan Expo connaissent le nom Amaterasu car ce nom est utilisé dans le manga très connu Naruto.
Dans le recueil de mythes concernant le japon appelé Kojiki figure l'histoire de cette déesse.
Selon ce recueil,Amaterasu et son frère Susanoo, kami de la mer et du vent, étaient rivaux (selon d'autres interprétations, Susanoo était simplement doté d'un caractère taquin, qui combiné à sa tristesse d'avoir perdu sa mère, le rendait particulièrement pénible). Aussi, lorsqu'il lui rendit visite, il y eut un long contentieux, à la suite duquel Amaterasu s'enferma dans une caverne céleste (« Amano-Iwato »), cachant par la même occasion le soleil pendant une longue période. Pour persuader Amaterasu de sortir de cette grotte, les dieux organisèrent un banquet au cours duquel Uzume, la déesse de l'Aube, entama une danse. Intriguée par les rires et les mensonges des Amatsukami, prétendant lui avoir trouvée une remplaçante, Amaterasu poussa légèrement le grand roc bloquant l'entrée de sa caverne, puis éblouie par le miroir dans lequel elle se vit pour la première fois, elle fut tirée en dehors de la caverne par le dieu de la force, Ame-no-Tajikarao la prenant par la main, tandis que les autres dieux bloquaient l'entrée avec du Shimenawa, une corde tressée sacrée.
En guise de punition, Amaterasu bannit Susanoo du royaume des cieux. Pour se racheter auprès de sa sœur, Susanoo lui offrit par la suite l'épée Kusanagi no tsurugi.

- Que pensez-vous de Japan Expo ?

C'est vraiment très bien organisé, il y a beaucoup de personnes qui aiment le japon.
Aujourd'hui le public essaie de ne pas seulement écouter mais aussi de comprendre ce que je pense.
Bien sur, je fais de mon mieux pour faciliter la compréhension.
Ici à Japan Expo comparé à dans d'autres endroits, le public essaie de non seulement écouté mais aussi comprendre mes paroles. Pour moi c'est tout simplement quelque chose d'incroyable.

Je remercie beaucoup Ekotumi d'avoir répondu à nos questions. 

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